Andreï Makine sonde la beauté et la cruauté humaine dans L'ami arménien

« La Russie est tout et son contraire », affirme Andreï Makine, qui a passé son enfance à Krasnoïarsk, une ville située dans la Sibérie orientale. L'académicien publie L'ami arménien, où ses souvenirs d'antan se mêlent aux histoires de ses protagonistes, deux garçons que tout semble séparer : un orphelin russe et un arménien hanté par le génocide des siens. L'écrivain, qui a emporté le Goncourt des lycéens et un Médicis pour le roman Testament français, se prononce également sur la politique de son pays d'origine et sur la nature complexe des hommes.
Les Arméniens ont vécu une longue série de tragédies. Le devoir d’un romancier est de ne pas jongler avec les chiffres [de leurs morts]. Nous ne sommes pas dans une étude historique ni dans la controverse politique, mais nous sommes dans la tentative de transmettre [une histoire plus] personnelle.
À lire : L'ami arménien, Andreï Makine, Grasset, 15 février 2021
Résumé : Ce roman d'une amitié de jeunesse révèle un épisode crucial de la vie d'Andreï Makine. Le narrateur, qui vit dans un orphelinat de Sibérie, devient le garde du corps d'un garçon de son âge, Vardan, persécuté par les autres en raison de sa pureté et de sa santé fragile.
En suivant ces deux adolescents, nous arrivons dans un quartier déshérité, le Bout du diable, où réside une petite communauté d'Arméniens venus soutenir leurs proches emprisonnés à 5000 kilomètres de leur patrie.
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