Les médias ethnoculturels de Calgary comblent un vide, malgré les défis
Malgré les défis financiers et la concurrence numérique, les petits médias ethnoculturels de Calgary arrivent avec de petits moyens à combler un vide dans leur communauté. Selon certains experts, ces petits médias sont essentiels pour aider les nouveaux arrivants à comprendre leur nouvel environnement. Anhelina Taran est l’animatrice ukrainienne de l’émission Taran, qui vise à informer les nouveaux arrivants ukrainiens sur les enjeux de l’Alberta. Elle est diffusée une fois par semaine sur la plateforme YouTube. Les sujets peuvent varier entre les politiques d’immigration jusqu'à l'importance de déneiger son trottoir pendant l’hiver, souligne-t-elle. C'est une plateforme, un pont pour notre communauté, pour les gens qui nous font confiance. Ce n’est toutefois pas toujours facile de produire une émission chaque semaine, confie-t-elle. Anhelina Taran travaille à temps plein dans le secteur immobilier de Calgary, alors c'est pendant son temps libre qu'elle produit l’émission. Elle n’est pas seule à faire valoir sa communauté à Calgary. Multilingual International Research and Ethnic Media Services (MIREMS), un organisme dédié à soutenir les médias ethnoculturels, suit l’évolution de 56 petits médias de ce type à Calgary et 40 à Edmonton, sans compter les balados et les émissions comme Taran. À travers le pays, MIREMS encadre environ 600 publications à travers le pays en leur offrant divers services, comme des analyses d'audiences, pour les aider à augmenter leur empreinte dans le secteur des médias. Daniel Ahadi, maître de conférences à l’Université Simon Fraser et coauteur du livre The Handbook of Ethnic Media in Canada souligne qu’il est difficile de savoir exactement combien de médias ethnoculturels il y a au Canada, mais il croit néanmoins qu’ils ont un effet sur les communautés. Il explique que ces médias offrent une sorte de Cependant, l’émergence des médias sociaux a changé la manière dont ces médias opèrent. Daniel Ahadi se rappelle notamment d’avoir une douzaine de journaux farsi publiés à Calgary en 1990. Maintenant, il y en a juste deux ou trois, mais il suit plus d'influenceurs sur les réseaux sociaux pour s’informer. Le responsable de la station radio RED FM 106.7FM, Jayanta Chowdhury, souligne que malgré les efforts des petits médias, il y a eu peu de subventions ou de financements publics pour aider à la formation et l'innovation dans le secteur. De plus, il note que plusieurs individus n’ont pas l’argent nécessaire pour suivre des cours en journalisme et en éthique. Jayanta Chowdhury se doute donc de l’exactitude des informations divulguées par ces petits médias ethnoculturels. Jayanta Chowdhury est le responsable de la station de radio RED FM. La station diffuse en 21 langues. Photo : Radio-Canada / Elise Stolte Pour tenter d'aider, Jayanta Chowdhury a participé à la création de l'Asian Media Federation of Canada, un organisme qui promeut la croissance des médias ethnoculturels. Il estime que les bénévoles des petits médias ont besoin de soutien. Avec les informations d'Elise StolteParfois, quand on se rencontre, on pense qu’on ne peut pas le faire, que c’est fini.
bouée de sauvetage
pour plusieurs nouveaux arrivants.Ils fournissent des informations essentielles, ce qui est un très bon point de départ pour que les gens sentent qu'ils ne sont pas seuls dans cette situation
, dit-il.Des défis journalistiques et éthiques

Personne ici ne peut suivre [des cours universitaires de journalisme], pendant quatre ans
, dit-il. Il aimerait donc que des ateliers soient mis en place pour améliorer la qualité de la production.Beaucoup de gens disent que les médias et le journalisme sont un secteur en voie de disparition [...] Je dirais que c'est un secteur vivant. C'est comme un volcan, il peut faire irruption à tout moment, et quand il arrive, il arrive en force.
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