Prêt du CUEC : des entreprises peinent toujours à rembourser
Près de cinq ans après le début du confinement en Ontario en raison de la COVID-19, de petites entreprises ont encore de la difficulté à rembourser leurs prêts d’urgence obtenus par l’entremise du Compte d'urgence pour les entreprises du Canada (CUEC). Certains, comme la propriétaire de la boutique Endless Tails Pet Nutrition Centre à Mississauga, Cathy Reid, craignent même de devoir fermer leurs portes en conséquence. Tout le monde veut que je reste. Mais, malheureusement, entre ce prêt, le loyer qui est si élevé et l'achat de la nourriture, c'est un peu difficile. Mme Reid affirme qu'elle serait Le programme du CUEC a été lancé le 9 avril 2020, dans l'espoir de soutenir les entreprises pendant la pandémie. Le CUEC offrait au départ un prêt de 40 000 $ sans intérêt par entreprise, avant de s’établir plutôt à 60 000 $. Finalement, il a permis de verser plus de 49 milliards de dollars à près de 900 000 entreprises. En date du 31 décembre 2024, 161 000 petites entreprises qui ont participé au programme devaient encore de l'argent, indique le gouvernement fédéral dans un communiqué. La boutique Endless Tails Pet Nutrition Centre vend notamment des produits et de la nourriture pour animaux de compagnie. Photo : Radio-Canada / Vedran Lesic Cela équivaut à un total de près de 7,8 milliards de dollars. Mme Reid a contracté un prêt de 40 000 $ qu'elle tente toujours de rembourser. Elle attribue cette situation au fait que de plus en plus de Canadiens choisissent de faire leurs achats en ligne ainsi qu'à l'augmentation du coût de la vie. Les petites entreprises n’ont pas eu la vie facile depuis la fin de la pandémie, raconte le vice-président de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Ryan Mallough. La propriétaire et fondatrice des salon d'esthétique Sugarmoon, Paola Girotti, a contracté un prêt de 60 000 $ au début de la pandémie. Le montant n’était cependant pas suffisant pour assurer le fonctionnement de ses trois établissements à Toronto. Pendant la pandémie, Mme Girotti a dû fermer l'un de ses salons de Toronto. Depuis, elle a pu reconstruire son entreprise, en achetant notamment des salons indépendants qui n’allaient pas survivre. Près de 900 000 entreprises canadiennes ont profité du programme du CUEC au Canada. En date du 31 décembre dernier, 161 000 d'entre elles n'ont toujours pas remboursé leur prêt. Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette Elle affirme néanmoins que rembourser son prêt du CUEC n'est pas sa première préoccupation. Elle souhaite d’ailleurs que le gouvernement efface la dettes des entreprises. Il devrait simplement permettre aux entreprises de nettoyer l'ardoise. C’est un avis que partage Mme Reid. Selon le porte-parole du gouvernement fédéral qui a répondu aux questions de CBC, Exportation et développement Canada, l'entité responsable de ces prêts, comprend les difficultés financières des PME. D'ailleurs, rappelle-t-il, il y a déjà eu plusieurs prolongations des délais de demande et de remboursement. À l'approche des prochaines élections fédérales, M. Mallough affirme que la FCEI et les petites entreprises qu’elle représente s'intéressent aux promesses de chaque parti pour mieux soutenir le secteur. Il encourage en attendant les Canadiens à acheter des produits locaux et soutenir les commerces d'ici. Avec les informations de Gabriela Silva Ponte de CBCdévastée
si elle devait être forcée de fermer son entreprise.
Je pense que les achats en ligne ont détruit non seulement mon entreprise, mais aussi beaucoup d'autres
, lâche-t-elle.Difficile de rebondir après la pandémie
Les taux d'intérêt ont augmenté tout comme le coût de la vie en plus de défis liés à l’abordabilité, énumère-t-il. Et les gens ne dépensent pas comme auparavant.
Nous n'avons obtenu qu'une seule subvention parce qu'elle était accordée par société, et non par emplacement
, explique-t-elle.
Nous avons un bon modèle de réussite
, dit-elle.Ma priorité est de m'assurer que nous sommes en mesure de payer notre personnel
, déclare Mme Girotti.J'ai l'impression que [le gouvernement] s'en prend aux personnes qui travaillent le plus dur, à celles qui sont sur le terrain et qui font leur marque dans la communauté.
La question qu’on lance à tous les partis est : "Que ferez-vous pour améliorer le milieu des affaires au Canada? Que ferez-vous pour réduire les impôts, favoriser la mobilité de la main-d'œuvre et résoudre les problèmes liés aux travailleurs qualifiés?"
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