Les acériculteurs de l’Estrie souhaitent un meilleur accès aux terres publiques
Des acériculteurs de l’Estrie se mobilisent pour réclamer un meilleur accès aux terres publiques. Ils déplorent que Québec autorise aux entreprises forestières de couper des érables matures et demandent à la ministre Maïté Blanchette Vézina de faire cesser ce qu’ils qualifient de « saccage » des ressources. Une vingtaine d’acériculteurs se sont réunis à Notre-Dame-des-Bois pour faire valoir leurs revendications. Sur les 1100 entreprises acéricoles que compte l’Estrie, environ 18 % d’entre elles louent des terres publiques pour produire du sirop d’érable. Or, il devient de plus en plus difficile pour elles d’obtenir un accès à ces terres. Les producteurs de sirop d’érable demandent aussi à Québec de mieux protéger les érablières qui appartiennent à l’État pour s’assurer de préserver cette ressource. Selon eux, les papetières sont davantage privilégiées. Les producteurs de sirop d’érable demandent aussi à Québec de mieux protéger les érablières qui appartiennent à l’État pour s’assurer de préserver cette ressource. Selon eux, les papetières sont davantage privilégiées. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau Les producteurs ont ciblé 4200 hectares de forêt qu'ils souhaitent aménager de façon acérico-forestière sur une période de vingt ans. Le président de l’UPA Estrie, Michel Brien, rappelle lui aussi l’importance de ces terres pour la relève, qui souvent n’a pas les moyens d’acheter des terres privées. Le président des producteurs et productrices acéricoles de l'Estrie, Jonathan Blais, déplore que la ministre ne respecte pas ses engagements. La ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, a refusé notre demande d'entrevue. Par courriel, elle a répondu : Radio-Canada Estrie a également fait une demande d'entrevue au bureau régional du ministère. Ce dernier dit avoir transféré notre demande Tout le monde comprend en Estrie l'importance économique de l'acériculture à part la ministre. [...] Moi, j'ai six enfants et on veut leur laisser, en avant d'eux, un patrimoine qui a été préservé par nos anciens. Ce n'est pas vrai que ça va finir en papier de toilette, ça je vous le jure
, a mentionné le président des producteurs et productrices acéricoles de l'Estrie, Jonathan Blais.
Tout ça sur un domaine forestier public en Estrie de 40 000 hectares, on ne demande pas beaucoup là
, renchérit M. Blais. Les terres publiques, ce sont des forêts qui appartiennent à tous les Québécois et Québécoises. Tout le monde a accès à ce territoire-là. On a le choix de faire du sirop d'érable, un produit qui donne une renommée mondialement, qui rapporte économiquement à tout le monde, ou on a le choix de faire de la coupe forestière qui rapporte à des compagnies qui sont même pas québécoises
, dit pour sa part, Guillaume Pépin, un acériculteur de la relève. L'acériculture, c'est 10 ou 11 fois plus rentable pour le gouvernement de louer les érablières à de la relève, à des gens qui veulent faire de l'acériculture qu'aux compagnies forestières. Je pense qu'ils ne comprennent pas ça, ni du point de vue environnemental, ni du point de vue économique.
La ministre se défend
Elle nous avait promis de travailler de concert avec les régions pour cibler les futurs potentiels. On n'a pas de retour, pas de son, pas d'image depuis deux ans. Alors, ça laisse les érablières publiques en proie aux industriels.
Le développement de l’acériculture en forêt publique me tient à cœur. C’est pourquoi j’ai présenté le tout premier plan directeur du développement de l’acériculture en forêt publique en compagnie de Luc Goulet, président des PPAQ en avril 2023. Nous avons un dialogue ouvert et continu avec les représentants des PPAQ, les entreprises récréotouristiques, l’industrie forestière et tous les autres utilisateurs de la forêt publique. Le but étant de trouver un juste équilibre entre les différents usages pour profiter pleinement des bienfaits économiques, environnementaux et sociaux de la forêt publique.
aux responsables du dossier de l'acériculture au ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec
.
Advertising by Adpathway









