Annuler le traité du fleuve Columbia en riposte aux tarifs douaniers?
Alors que les tarifs douaniers et les déclarations chocs du président Donald Trump ont soulevé un élan de patriotisme au Canada, des Britanno-Colombiens proposent de riposter aux menaces des États-Unis en mettant fin au traité du fleuve Columbia qui encadre la gestion du bassin des deux côtés de la frontière depuis 1964. Le ministre Dix dit recevoir des textos et des courriels, et même être arrêté par des gens à l’épicerie qui lui demandent de couper l’approvisionnement en électricité ou en eau aux États-Unis. Le fleuve Columbia possède l'une des plus grandes concentrations de barrages dans un même bassin hydrographique au monde. Des années 1930 aux années 1980, pas moins de 60 barrages ont été construits sur le fleuve et ses affluents, dont 14 au Canada.
Photo : Radio-Canada L’historienne et auteure d’un livre sur le fleuve Columbia Eileen Delehanty Pearkes, qui a une double nationalité canadienne et américaine, propose de mettre fin à l’entente de gestion d’eau avec les États-Unis. Cela se ferait en donnant un avis de résiliation du traité de 10 ans, explique-t-elle. L’auteure affirme que les Canadiens sous-estiment le pouvoir qu’ils possèdent, comme le traité. Elle décrit cet acte juridique comme John Wagner, qui a passé des années à étudier les politiques environnementales, la gestion de l’eau et les traités, est d’avis que mettre fin au traité serait avantageux pour le Canada, malgré la perte de revenus. CBC a demandé des commentaires aux négociateurs du traité, mais ces derniers ont refusé et l'ont plutôt dirigé vers le ministre responsable du traité. Le ministre de l’Énergie, Adrian Dix, est catégorique que mettre fin au traité du fleuve Columbia n’est pas la marche à suivre. La Colombie-Britannique et le Canada Il précise que le processus de résiliation prendrait une décennie et qu'il serait par conséquent en vigueur après le mandat de Donald Trump. Dès lors, il aurait peu de répercussions sur les menaces américaines actuelles, selon lui. Malgré des négociations lentes et compliquées, le ministre Dix affirme qu’il y a beaucoup d’appuis pour le traité des deux côtés de la frontière. En vertu d'un traité entré en vigueur en 1964, le Canada et les États-Unis se partagent les ressources hydriques du bassin du fleuve Columbia, le long duquel des barrages hydroélectriques ont été construits. Photo : Associated Press / Jessie Wardarski Vieux de plus de 60 ans, le traité du fleuve Columbia encadre des accords entre le Canada et les États-Unis sur la production d'énergie hydroélectrique et la prévention d’inondations dans la zone autour de ce fleuve transfrontalier. D’une longueur de 2000 km, le Columbia est un des plus gros cours d'eau d'Amérique du Nord. Il s’écoule de la Colombie-Britannique jusqu’à l’océan Pacifique en passant par les États de Washington et de l’Oregon. Depuis 2018, des négociations se déroulent entre les deux voisins afin de mettre à jour ce traité. En juillet dernier, un accord de principe a été annoncé, mais ce dernier n’est pas légalement contraignant. Avec des informations d'Yvette Brend Les gens sont fâchés
, indique Adrian Dix, le ministre de l’Énergie et des Solutions climatiques et ministre responsable du traité du fleuve Columbia.Ils me demandent : est-ce que l'on peut couper quelque chose? Les gens veulent agir
, dit-il.
un outil de négociations tranchant
parce qu’il menace le contrôle des inondations et l’approvisionnement fiable en électricité dont dépendent les États-Unis.Si le Canada veut jouer serré, il peut annoncer qu’il donne un avis de résiliation et qu’il va gérer le fleuve exactement comme il veut le gérer.
Les États-Unis seraient en beaucoup plus mauvaise posture que nous. Nous pouvons générer beaucoup plus d’hydroélectricité du côté canadien de la frontière
, affirme-t-il.Les négociations se poursuivront
défendent ardemment les intérêts canadiens
et vont poursuivre les négociations, dit le ministre.Un traité, deux pays

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