Artistes et mordus de culture manifestent à Sherbrooke
Artistes et travailleurs du domaine de la culture se sont donné rendez-vous devant le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, samedi après-midi. Ces artisans de la scène culturelle estrienne ont participé à une quatrième grande manifestation pour demander à nouveau au gouvernement caquiste d’augmenter le budget du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) à 200 millions de dollars. Les manifestants, des artistes comme des citoyens passionnés de culture, demandent également que cette augmentation du budget touche principalement les programmes d’exploration et de création. Ça va relativement très mal pour les organismes culturels et pour les artistes. On le sent sur le terrain et ça a un impact sur nos familles, sur nos amis, sur notre santé mentale. Des artistes comme des citoyens passionnés de culture étaient sur place. Photo : Radio-Canada / Arianne Béland Fermetures, compressions et annulations dans le milieu culturel; c’est ce que déplorent les travailleurs de ce secteur. La fin des entrées gratuites au musée les premiers dimanches du mois est un exemple de ces coupes soulevé par les artisans. Des prises de parole ont eu lieu jusqu’à 15 h. Photo : Radio-Canada / Arianne Béland Une culture, ça se finance et il faut que les artistes puissent en vivre. C’est le nerf de la guerre. Cette manifestation, qui a débuté à 14 h, se tient non seulement à Sherbrooke, mais aussi dans plusieurs autres villes du Québec, telles que Montréal, Québec, Chicoutimi, Rimouski et Rouyn-Noranda.
On voudrait qu’il y ait un filet social et qu’on puisse, en tant qu’artiste, avoir une certaine sécurité entre les projets. On est un peu laissés à nous-mêmes et on aimerait qu’un soutien nous soit accordé
, souligne l'instigateur de la manifestation, Jérémie St-Pierre.On voit que des coupures se sont ajoutées dans les sorties culturelles alors que les sorties scolaires, c’est quelque chose qui nourrit la vitalité du milieu. On est inquiets de l’accès à la culture, c’est ce qui me préoccupe beaucoup
, insiste la députée provinciale de Sherbrooke, Christine Labrie.
Ce n’est pas facile quand on est en survie économique. On a besoin que la culture revienne à l’ordre du jour politique. C’est indécent ce qu'il se passe présentement. L'échafaudage culturel est en train de s’effondrer sur le dos des artistes qui sont les derniers payés de l’industrie
, clame l'artiste jeunesse Ariane Deslions, présente à la mobilisation.
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