Le transfert de la vaccination des enfants préoccupe Senneterre
La décision du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) de transférer la vaccination des enfants et certains soins aux nouveau-nés à Val-d’Or à compter du 21 mars préoccupe la Ville de Senneterre. Un geste qui ravive le mauvais souvenir de la fermeture partielle de l’urgence en 2021 à la mairesse Nathalie-Ann Pelchat, qui souhaitait d’abord s’entretenir avec la présidente-directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy, avant de réagir dans la foulée de la mobilisation citoyenne qui s’organise à Senneterre. Nathalie-Ann Pelchat dit comprendre les effets de la pénurie de ressources infirmières, mais elle rappelle que cette décision aura des impacts sur l’accès aux soins pour les jeunes familles de Senneterre. Elle a obtenu l’assurance que la réduction de services était temporaire, mais qu’elle devrait durer plusieurs mois. Selon elle, il est essentiel de conserver ces services de proximité à Senneterre. C’est quoi la définition d’un service de proximité? Faire 70 kilomètres seulement pour l’aller, afin d’aller chercher un service qu’on trouve essentiel, c'est sûr que pour nous, ce n’est plus un service de proximité. La mairesse se réjouit toutefois de voir que certains soins pour les nouveau-nés, comme la mesure de la bilirubine et du poids, et pour les enfants qui bénéficient d’un suivi particulier en contexte de vulnérabilité demeurent offerts à Senneterre. Nathalie-Ann Pelchat rappelle qu’elle est en contact régulièrement avec la PDG du CISSS-AT depuis la crise de 2021. Elle tente notamment de ramener certains services qui ne sont pas revenus avec la réouverture complète de l’urgence. Elle aimerait aussi préciser le statut du centre local de santé communautaire (CLSC) de Senneterre. La mairesse de Senneterre, Nathalie-Ann Pelchat. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Elle souhaite accentuer ce travail de collaboration, surtout à la lumière des derniers événements. Si elle savait qu’il existait un enjeu pour le maintien du service de vaccination des enfants à Senneterre, Nathalie-Ann Pelchat n’a appris la décision qu’une fois qu’elle a été prise. Nathalie-Ann Pelchat propose par exemple que le CISSS-AT maintienne certaines séances de vaccination à Senneterre en optimisant les ressources infirmières. Des cliniques de vaccination ponctuelles comme on en a vu pendant la pandémie pourraient aussi réduire les déplacements des familles, selon elle. Une pétition en ligne lancée lundi par le comité citoyen Urgence d’agir de Senneterre a recueilli près de 500 signatures.C'est sûr que c'est toujours préoccupant avec ce qu'on a vécu en 2021. On ne veut jamais revenir à cette situation d'avoir vu notre urgence fermer 16 heures par jour. C’est sûr que de perdre un petit service ici, un autre service là, ce n’est pas rassurant
, affirme-t-elle.On comprend toujours qu’on n'aura pas de grands spécialistes à Senneterre, qu'on n'aura pas de chirurgien à Senneterre, on comprend tout ça. Mais on n’en est pas là. On est plus dans des services de base qu'on ne veut pas perdre
, plaide Mme Pelchat.Travailler en collaboration

Il ne faut pas apprendre la nouvelle après coup et être placés devant le fait accompli, parce que ce n’est pas ça un travail de collaboration. Il faut savoir un peu ce qui s'en vient pour être capable d'arriver avec des solutions puis trouver des moyens pour garder nos services de proximité. C'est ce qu'on souhaite le plus
, insiste-t-elle.
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