À Edmonton, un règlement accusé de stigmatiser les itinérants
Le conseil municipal d'Edmonton a adopté un texte qui réorganise la législation sur l’espace public en prévoyant notamment des amendes en cas de consommation de drogue, de crachat ou de mendicité. Les amendes vont de 25 $ à 1000 $. L’administration explique vouloir simplifier son cadre juridique, et éliminer les articles redondants ou confus. Son texte rassemble trois règlements existants dans un document unique qui décrit précisément la stratégie de régulation du comportement sur la voie publique. Cependant, des voix estiment que la mesure criminalise les plus vulnérables. Certains commerçants s’étaient déclarés en faveur d’une réforme pour des raisons de sécurité. Néanmoins, beaucoup estiment que le nouveau texte risque de stigmatiser encore davantage les itinérants. Une fois qu’une personne se retrouve en marge de la société, où est-elle censée aller? Christopher Martins, de la Chambre de commerce d’Edmonton, indique, de son côté, que le texte permettra de s’attaquer aux problèmes de sécurité auxquels font face les commerçants et les clients. Avec les informations de Mrinali AnchanComme toutes les municipalités, Edmonton gère 250 règlements, des licences commerciales aux prélèvements fiscaux. Aujourd’hui, nous en avons fusionné trois, sur les parcs, le transit et les places publics. Certains textes sont vieux de 65 ans
, a expliqué Michelle Plouffe, l’avocate de la Ville.Stigmatisation
Ce vote maintient le statu quo. Cela ne donne aucun répit à nos frères et nos sœurs contre le froid
a expliqué Judith Gale, de l’organisation Bear Claw Beaver Hills House, à CBC.Nous considérons qu’il s’agit d’un des nombreux outils politiques qui permettra d’améliorer la sûreté du public
, a-t-il indiqué. La loi doit entrer en vigueur le 12 mai.
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