Des entreprises participent à des ateliers sur la transition énergétique à Saguenay
Des centaines de représentants d'entreprises et d'organisations ont participé à des ateliers et des présentations sur la transition énergétique, mercredi à Saguenay, à l'occasion de la deuxième édition du Rendez-vous transition verte. L'événement organisé par la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord a rassemblé plus de 350 participants à l'hôtel Le Montagnais, dans l'arrondissement Chicoutimi. À travers les intervenants et les divers ateliers axés sur le virage vert, la construction projetée par Hydro-Québec de deux immenses parcs éoliens totalisant 12 milliards de dollars, l'un au Lac-Saint-Jean et l'autre à cheval entre le Saguenay et la Côte-Nord, a alimenté les discussions. Une première partie du mégaparc de 3000 mégawatts de la zone Chamouchouane, près de La Doré, pourrait être mise en service dès 2029 alors que l’autre projet, situé dans la zone Nutinamu-Chauvin, entre Saguenay et Sacré-Cœur, est prévu pour 2035. Plus de 350 entreprises et organisations ont participé à toutes sortes d'ateliers sur la transition énergétique. Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais Avant même que leur construction ne soit débutée, ces projets de parc éolien ont piqué la curiosité d'entrepreneurs qui pourraient éventuellement collaborer avec la société d’État. De gauche à droite : Mathieu Laneuville, PDG de Réseau Environnement, Sandra Rossignol, PDG de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, et Véronique Proulx, de la Fédération des chambres de commerce du Québec.
Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais L'entreprise Innergex, qui a développé un savoir-faire dans la gestion de parcs éoliens, surveille de près ces projets. Le directeur des relations intergouvernementales pour Innergex, Daniel Giguère. Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais C'est le cas aussi pour Voltam, une entreprise de Jonquière qui fabrique des sous-stations électriques pour les parcs éoliens. L'équipementier travaille actuellement sur plus d'une vingtaine de projets éoliens au Québec. Selon la directrice principale du développement éolien chez Hydro-Québec, Camille Perreault, la société d'État profite d’un événement comme le Rendez-vous transition verte pour 
[Premièrement], ça va avoir un impact significatif sur la capacité de nos PME, de nos grandes entreprises de décarboner leurs opérations parce qu'on a besoin d'avoir accès à de l'énergie verte. Deuxièmement, c'est plus rapide que la construction de barrages
, a débuté la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Véronique Proulx, en point de presse.Puis troisièmement, il ne faut pas oublier que dans le contexte actuel où il y a beaucoup d'incertitudes de la part de nos entreprises qui exportent du côté américain, le fait d'avoir des grands chantiers, de miser sur notre capacité énergétique, sur le développement de nos énergies propres, ça donne de l'espoir
, a-t-elle poursuivi.
C'est très intéressant le développement qui pointe à l'horizon, tant au Saguenay qu’au Lac-Saint-Jean. Innergex a développé le modèle communautaire il y a une vingtaine d'années qu'on connaît présentement partout au Québec : les relations avec les communautés autochtones, les MRC, les municipalités, les propriétaires privés, les villégiateurs, ça nous connaît
, a lancé en entrevue le directeur des relations gouvernementales chez Innergex, Daniel Giguère.On est prêt à apporter notre expertise, auprès d’Hydro-Québec et de futurs partenaires qui vont travailler sur ces projets-là
, a-t-il assuré.
Depuis 2003, on a travaillé dans l'éolien et on est dans la plupart des projets. Ça nous a amenés à nous développer et même à exporter en dehors du Québec [...] C'est super positif pour nous, super positif pour le Québec en soi. C'est une continuité pour nous et on voit ça d'un bon œil
, a ajouté le directeur général de l’entreprise, Gaétan Tremblay.faire un maillage avec le tissu économique de la région
, mais il demeure trop tôt pour identifier des entreprises qui pourraient éventuellement collaborer à ces mégachantiers.Il est encore tôt dans le cycle de vie de ces projets-là pour savoir exactement le type de composantes dont on va avoir besoin, leur provenance, etc.
, a-t-elle souligné.Par contre, une chose dont on est convaincu, puis il y a un alignement d'intérêt avec nos partenaires, c'est qu'on veut maximiser la création de richesses pour la communauté, pour le Québec dans son entier [...] On souhaite mettre à profit des entreprises locales
, a-t-elle assuré.
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