Un accident mortel rappelle l’importance de mieux gérer la circulation sur les chantiers
La mauvaise gestion des déplacements sur un chantier est à l’origine de l’accident de travail qui a coûté la vie à un représentant de l’entreprise Hardy Concassage le 20 juin 2024 à Chisasibi. Le rapport d’enquête dévoilé jeudi par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a permis d’apprendre que la victime, qui se déplaçait à pied, a été happée mortellement par une chargeuse. La victime, qui se déplaçait à pied, a été happée par le godet de la chargeuse. Photo : Gracieuseté : CNESST La CNESST retient deux causes pour cet accident, soit la visibilité réduite en raison des angles morts de la chargeuse, qui ont été accentués par la topographie du chemin. Le rapport souligne aussi que la planification des travaux ne tenait pas compte de la coactivité entre les travailleurs à pied et la machinerie lourde. Les angles morts de la chargeuse ont contribué à l’accident mortel du 20 juin 2024. Photo : Gracieuseté : CNESST Dans ses recommandations, la CNESST invite l’industrie à planifier la circulation de manière à éliminer ou à restreindre le partage de l'espace entre les véhicules et les travailleurs à pied. Isabelle Ducharme, inspectrice à la CNESST, a expliqué les conclusions de l’enquête le 27 février. Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry L’inspectrice Isabelle Ducharme ajoute que le problème des angles morts sur la machinerie lourde peut aussi être résolu par les acteurs de l’industrie. La CNESST rappelle que l’objectif de son enquête consiste non pas à trouver des coupables mais plutôt à trouver des causes et des mesures de prévention à mettre en œuvre. À cette fin, le rapport sera soumis aux organisations concernées, notamment l’Association des entrepreneurs miniers du Québec et l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur minier.
Le représentant de l’employeur s’est engagé à pied sur un chemin ascendant alors qu’un opérateur amorçait le démarrage de sa chargeuse, peut-on lire dans le rapport d’enquête. Ne voyant plus le représentant de l’employeur sur le chemin, il a commencé à monter la pente. Peu après avoir atteint le sommet, le représentant de l’employeur a été heurté par le godet de la chargeuse, puis écrasé par celle-ci.

C’est commun de voir une coactivité entre l’équipement et les travailleurs sur un chantier, rappelle Isabelle Ducharme, inspectrice à la CNESST. Il faut travailler sur des solutions à la source. On a demandé des mesures correctrices à l’entreprise, qui ont été faites immédiatement avec la mise en place de zones différentes pour séparer les piétons et l’équipement.

À la base, il y a beaucoup d’angles morts sur ce type d’équipement. On sait qu’il existe des technologies pour pallier ces problèmes-là
, fait-elle valoir.
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