Victoria survit à un vote de confiance proposé par les conservateurs
Le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique a survécu à une motion de censure présentée par le Parti conservateur mercredi soir à l’Assemblée législative. Il a réussi à contrer le vote par 48 voix contre 44. La motion du chef du Parti conservateur, John Rustad, a été soutenue par tous les députés conservateurs, tandis que les deux élus du Parti vert ont appuyé les députés du Nouveau Parti démocratique (NPD), comme ils avaient promis de le faire dans une entente conclue en décembre. John Rustad explique qu'il avait promis le soir de l'élection en octobre d'essayer de faire tomber le gouvernement le plus tôt possible. La motion de M. Rustad visait à modifier le discours du Trône pour y inscrire que l'Assemblée législative n'avait pas la confiance du gouvernement. Il affirme qu'il s'agissait techniquement de la première occasion pour le Parti conservateur de soumettre le gouvernement à un vote de confiance. En Chambre, John Rustad a montré du doigt tout ce qui ne fonctionne pas dans la province. Pour sa part, le premier ministre, David Eby, a qualifié de John Rustad, le chef de l'opposition officielle en Colombie-Britannique, a présenté les membres de son cabinet fantôme. Photo : Radio-Canada / Mike McArthur Selon Ravi Kahlon, le ministre du Logement et des Affaires municipales, cette motion est malvenue, car Une des députées du NPD qui était absente en raison d’un diagnostic de cancer, Grace Lore, est revenue pour voter en raison de la faible majorité que détient son parti à l’Assemblée législative. Un vote de défiance réussi aurait pu forcer le gouvernement à se dissoudre, ce qui aurait déclenché des élections provinciales. Pour le professeur de sciences politiques à l’Université de la Colombie-Britannique Stewart Prest, le geste était mal calculé. Il rappelle qu’une stratégie adoptée par le Parti conservateur fédéral n’est pas forcément transposable à l'échelle provinciale. Le professeur fait référence au leader du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, qui a déposé deux motions de censure à Ottawa pour faire tomber le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau. Le vote qui mène à l’adoption du budget est une autre occasion pour l’opposition de déposer une motion de censure. Avec des informations de Benoît Ferradini et de La Presse canadienneLe logement n’a jamais été en pire état dans la province; notre économie souffre, a-t-il déclaré. Les gens n’ont plus confiance de pouvoir investir en Colombie-Britannique.
bizarre
cette motion de censure afin de déclencher des élections.Les gens ont besoin de stabilité en ce moment
, estime-t-il.
les Britanno-Colombiens s’attendent à ce que leurs députés soient unis
devant la menace des tarifs douaniers du président américain Donald Trump.Un « mauvais calcul »
Il y a un risque, quand le parti d’opposition demande un vote de confiance aussi tôt après une élection, que cela soit perçu comme un jugement négatif des Britanno-Colombiens
, explique-t-il.C’est comme si ces députés disent que nous pensons que vous avez voté de la mauvaise façon et nous pensons que vous devez refaire votre travail. Mais la démocratie ne fonctionne pas ainsi.
Advertising by Adpathway









