Des Canadiens vendent leur maison de vacances en Arizona, fuyant les États-Unis de Trump
Des « snowbirds » de la Saskatchewan prennent la décision de vendre leur maison de vacances en Arizona, citant leur incapacité à vivre dans les États-Unis de Trump. Le marché immobilier de l'Arizona voit un afflux de Canadiens qui quittent les États-Unis. C'est le cas de Dale Botting, qui a passé les 45 derniers hivers dans sa maison de vacances en Arizona. Cependant, il a décidé de s’en séparer, car il ne peut plus vivre dans les États-Unis de Donald Trump. Renoncer à la chaleur du sud-ouest américain, au golf et aux amitiés pour soutenir le Canada : voilà le choix qu'il a fait. Cet homme de Saskatoon explique avoir mis en vente sa maison à Chandler, dans la banlieue de Phoenix, pour lutter contre la guerre commerciale depuis le sol canadien. Chef d’entreprise et ancien sous-ministre et PDG d'Entreprise Saskatchewan, Dale Botting précise qu'il est l'un des premiers de ses amis à faire ce choix, mais il croit que d'autres le suivront bientôt. Dale Botting affirme qu’il aurait pu faire face à la faiblesse du dollar canadien et qu’il avait jusque-là résisté à l’envie de tirer profit de la prise de valeur de sa maison au fil des ans. Photo : Dale Botting Pour l’homme d'affaires, il est préférable de vendre ses biens tant que les prix de l’immobilier restent stables. Cependant, la décision n’a pas été facile à prendre pour M. Botting. Sa maison de vacances en Arizona appartient à sa famille depuis que son père l'a achetée, il y a 45 ans. Mais pour lui, le climat politique instauré par l’administration Trump ne lui convient plus. Les 30 derniers jours se sont transformés en 30 ans. Le cas de Dale Botting n’est pas isolé : les agents immobiliers de l’Arizona affirment que de nombreux Canadiens quittent le marché américain. Laurie Lavine, un agent immobilier de Winnipeg installé à Phoenix, explique que les Canadiens sont poussés à partir pour des raisons économiques, sans pour autant nier l'incidence des propos de Trump sur le 51e état américain. L’agent immobilier indique que 7 de ses 10 dernières annonces sont liées à cette seule raison. De son côté, Dale Botting affirme qu’il aurait pu supporter la faiblesse du dollar canadien et qu’il avait jusque-là résisté à l’envie de profiter de la prise de valeur de sa maison au fil des ans. Laurie Lavine souligne que la plupart de ses clients sont déconcertés par les menaces du président américain contre le Canada. L’agent immobilier ajoute : Avec les informations de Colleen SilverthornC’est le régime de Trump et son sectarisme
qui l’ont poussé à prendre cette décision, a-t-il affirmé à l’émission The 306 de CBC.
En tant qu’investisseur éthique, je n’aime pas ce que je vois, affirme-t-il. Je n’aime pas investir dans des gouvernements qui deviennent plus autoritaires et plus impérialistes.
Une tendance qui s’intensifie
Ils se sentent intimidés et subissent la pression du dollar canadien, précise-t-il. L’intimidation est en quelque sorte la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Certains craignent que ce ne soit que le début de ce que Donald Trump pourrait faire.
Mes clients ont peur qu’en plus des tarifs, ils décident d’imposer une taxe supplémentaire aux non-résidents possédant une propriété ici, et beaucoup ont décidé de se retirer.
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