Aléas côtiers : des prochaines semaines déterminantes à Maria
Le dossier de la protection contre les aléas côtiers pourrait progresser significativement à Maria dans les prochaines semaines, puisque l’administration municipale s’apprête à signer deux ententes qui visent à protéger les infrastructures, les commerces, la route 132 ainsi que de nombreuses résidences. Selon la Municipalité, des pourparlers sont en cours quant à l’implication financière du ministère des Transports et de la Mobilité durable qui pourrait être responsable de certains ouvrages. Une entente pourrait être signée éminemment. Si tout se déroule comme prévu, les travaux d’aménagement d’une recharge de plage majeure devraient débuter en mai pour se conclure à la fin de 2025. Voici une maquette illustrant de quoi aura l'air la recharge de plage prévue à Maria, qui s'étendra jusqu'à la halte municipale. Photo : Gracieuseté de la Municipalité de Maria Alors qu’une telle solution n’était au départ envisagée que sur 0,7 km entre le parc du Vieux-Quai et le bureau de poste, elle s’étendra finalement sur 2,4 km entre la rue des Pluviers pour inclure une bonne partie de la 132, jusqu’à la halte municipale. Les deux projets seront donc fusionnés. Les analyses ont démontré que la combinaison des deux secteurs dans un même projet est essentielle dans la mesure où ils font partie de la même cellule hydrosédimentaire. L’administration municipale a d’ailleurs présenté, lors d’une séance publique d’information tenue jeudi soir, la façon dont elle compte concrètement, avec Québec, arriver à ses fins pour ralentir les répercussions des tempêtes. Si le financement du provincial se confirme, la recharge s’élèvera entre 2,5 et 4,3 mètres, et ce, dépendamment des secteurs. Une quarantaine de personnes ont pris part à la séance d'information de jeudi soir. Photo : Gracieuseté de la Municipalité de Maria Le maire de Maria, Jean-Claude Landry, explique que les citoyens rencontrés jeudi soir se sont montrés en faveur du projet de recharge de plage, qui permettra de protéger la route 132 ainsi que des bâtiments importants à Maria. Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois Cet ouvrage a le potentiel de durer environ 30 ans. L'agente de liaison pour le Cadre de prévention des sinistres (CPS) à Maria, Luce Plourde, estime que cette période donnera le temps à la Municipalité de se pencher sur plusieurs questions centrales, notamment sur le sort d’infrastructures névralgiques à risque, par exemple le Manoir Lady Maria et l’épicerie IGA. Luce Plourde accompagne notamment les citoyens de la pointe Verte. Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois La Municipalité a d’ailleurs récemment lancé les appels d’offres pour la recharge de plage de la portion du secteur commercial, entre le parc du Vieux-Quai et le bureau de poste. L’administration municipale a réitéré, en conférence de presse vendredi matin, son intention d’aller de l’avant avec les recommandations du ministère de la Sécurité publique, qui préconise le départ des occupants de la majorité des 53 résidences du secteur. La Municipalité indique d’ailleurs être sur le point de s'entendre avec le MSP quant au protocole d’entente qui mettra en œuvre le programme provincial de relocalisation, issue du cadre de prévention des sinistres. Si tout se déroule comme prévu, la Municipalité de Maria confirme que de premières relocalisations pourraient avoir lieu à l’automne. Parallèlement, la Municipalité entend continuer de travailler à la recherche de solutions ou de mesures d’adaptation pour ceux qui souhaitent rester dans le secteur. Luce Plourde compte d’ailleurs rencontrer tous les résidents de la pointe Verte afin de discuter de leurs options et de les soutenir dans leurs démarches. L'agente de liaison précise par ailleurs que ceux et celles qui souhaitent déménager leur résidence actuelle pourraient profiter d’un nouveau quartier résidentiel aménagé sur des terrains appartenant à la Municipalité. La rue des Tournepierres fait partie des secteurs de Maria touchés de plein fouet au cours des dernières années. Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois Des discussions sont aussi en cours avec des promoteurs qui possèdent des lots vacants sur différentes rues de Maria afin de faciliter les déménagements et s’assurer que des espaces sont disponibles pour les personnes intéressées. Le nombre et la localisation précise des résidences comprises dans ce programme ne sont pas encore connus. Si la Municipalité ne donne pas de détails sur les pourparlers avec le MSP et sur le montant de l’enveloppe proposée par Québec, elle la chiffrait à environ 15 millions de dollars en octobre. Ce montant, qui représente la valeur approximative et globale des actifs du secteur à protéger, est spécifiquement assorti à la réalisation de la recommandation du MSP. Au total, la majorité des 53 résidences de la pointe Verte pourrait être relocalisée. Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois L’autre possibilité analysée par Québec, qui n’a pas été retenue par la Municipalité, était un rehaussement d’un maximum de trois mètres de tous les terrains de la pointe Verte, des travaux estimés en juin à 41 millions de dollars. La Municipalité indique qu’une analyse de faisabilité réalisée par la Fédération québécoise des municipalités met en lumière Pour les autorités, les inondations survenues sur la pointe Verte posaient des enjeux de sécurité pour les résidents. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois Certains résidents dont les maisons sont exposées à un risque imminent de submersion côtière ont déjà été invités à quitter le secteur de la pointe Verte. S’ils ne profitent pas du même programme de compensation, les mêmes montants sont offerts. Une première maison de la rue des Tournepierres a d’ailleurs été l'an dernier démolie. Une première résidence de la rue des Tournepierres a été démolie, à la mi-mai. Ses propriétaires ont accepté l'offre du ministère de la Sécurité publique puisque leur résidence faisait partie de celles menacées par un risque imminent de submersion côtière. Photo : Radio-Canada Trois tempêtes ont durement frappé Maria en novembre 2023 et en février 2024. Elles ont causé des inondations qui ont poussé l’administration municipale à déclarer l’état d’urgence.

C’est un granulat qui ressemble déjà à celui des plages qui va être déposé, des quantités énormes. On parle de 280 000 mètres cubes et de 31 000 camions. C’est un travail d’importance
, confirme le maire, Jean-Claude Landry.

Même du côté du secteur de la route 132, il y a l’hôpital qui est là. Dans 30 ans, on va faire quoi? Il y a l’école Saint-Paul, la bibliothèque. Il y a des gens qui habitent là, aussi. Ça nous laisse [du temps] pour réfléchir à la suite
, indique Mme Plourde, qui précise que cette discussion doit se faire de concert avec les citoyens ainsi que régionalement.Bientôt une entente pour la pointe Verte
Ça va être réfléchi par phase. Probablement qu’on va faire des phases de déménagements et des phases d’allocations pour que les démarches administratives se fassent plus facilement
, explique Mme Plourde.

des enjeux de faisabilités majeurs sur les plans technique, réglementaire et économique
. 

Advertising by Adpathway









