La bédéiste Juliette Miron donne vie à sa première bande dessinée, Faim de Renoir
Les aventures d’un petit renard qui a toujours faim, voilà le sujet de la première bande dessinée de la bédéiste Juliette Miron. La jeune femme de 24 ans est bachelière en bande dessinée à l’Université du Québec en Outaouais et met ses talents à l’usage dans ce premier livre intitulé Faim de Renoir. Renoir est un renard. Chaque jour, son appétit vorace lui fait vivre toutes sortes d'aventures et de mésaventures. Le personnage ne sort pas tout à fait de l’imaginaire de Juliette, elle a profité d’une bonne dose d’inspiration. C’est lorsqu’on lui a donné le défi, dans un cours universitaire, de créer un personnage en deux minutes que Renoir est officiellement né. Il la suit, depuis, comme personnage principal de ses péripéties. Selon Juliette Miron, le choix du titre est très important. Photo : Radio-Canada / Émilie Richard La jeune femme dessine depuis qu’elle est toute petite, mais plus sérieusement depuis qu’elle a environ 14 ans. Ma bibliothèque, ce n’est quasiment que [des bandes dessinées], je suis une très grande lectrice. Originaire de Bromont, Juliette Miron a toujours su qu’elle voulait dessiner des animaux. Beaucoup de travail et de prises de décisions se cachent derrière le livre aux allures candides. En effet, rien n’est laissé au hasard. La bande dessinée ne contient aucun dialogue. La bande dessinée n'utilise que trois couleurs, soit le noir, le blanc et le rouge. Photo : Radio-Canada / Émilie Richard Mais au-delà du choix de rendre Renoir muet, il est également représenté sous trois couleurs seulement : le noir, le blanc et le rouge. La bédéiste explique aussi qu’initialement, Renoir a été créé à l’aide d’un simple crayon feutre noir. Elle a beaucoup aimé le style et a décidé de le garder ainsi. Juliette Miron planifie déjà les prochaines aventures de Renoir et qui sait? Peut-être seront-elles jaunes, bleues ou vertes!Le chien de ma famille est un berger allemand noir et c’est le genre de chien qui va manger n’importe quoi. C’est un peu avec lui que j’ai eu cette idée-là.
Au départ, ce n’était pas supposé devenir quelque chose de grand, mais j’ai eu des encouragements et je me suis dit que j’allais essayer.

J’ai vécu au bord du lac Bromont et toute la faune et la flore du sud du Québec s’y trouvent. [...] On voyait plein d’animaux tout le temps, il y a des loutres, il y a des visons, il y a des chouettes, il y a absolument tout à Bromont, donc c’est un peu resté dans mon esprit. Je n’ai pas envie d’explorer d’autres horizons, on dirait.
Une bande dessinée bien pensée
J’avais en tête que ce soit accessible à tout le monde, que ce soit universel et que même quelqu’un qui parle anglais puisse quand même comprendre sans avoir à attendre la version anglaise.

J’avais comme idée d'avoir plusieurs tons de différentes couleurs et je voulais vraiment que ce soit une couleur qui représente une émotion ou un état d’esprit. Pour moi, la faim, c’est un peu comme le rouge, tu as faim, tu veux manger là, donc c’est pour ça que j’ai choisi le rouge
, confie Juliette Miron.
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