Des acteurs socioéconomiques estriens en visite au Vermont pour discuter des tarifs
À quelques jours de l'imposition probable de tarifs douaniers américains sur les produits canadiens, des intervenants socioéconomiques de l'Estrie et du Vermont ont fait le point sur leurs réalités respectives. La députée fédérale de Sherbrooke et ministre du Revenu national, Élisabeth Brière est l'instigatrice de cette rencontre à Burlington. Ce rendez-vous a surtout permis à la délégation estrienne de rappeler l'importance des liens commerciaux entre le Canada et les États-Unis. La députée de Sherbrooke Élisabeth Brière était notamment accompagnée de représentants de l'Union des producteurs agricoles de l'Estrie, d'Entreprendre Sherbrooke et de Tourisme Cantons-de-l'Est. La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, était également présente. Ce qui ressort des discussions, selon Mme Brière, c'est que la population américaine n'est pas aussi consciente de l'impact négatif éventuel des tarifs douaniers sur leur économie que les Canadiens. C'était donc l'occasion de mettre de l'avant les préoccupations canadiennes. Quand un jour, les Américains vont ouvrir leur lumière, d'abord, ça risque d’éclairer un peu moins fort et ça pourrait leur coûter 30 % de plus. Ça, ça frappe. Le directeur adjoint du Service de développement économique à la Ville de Sherbrooke, Stephen Cabana, rappelle l’importance d’échanges comme ceux-ci. Il était aussi présent à la réunion. Plus d'une vingtaine d'acteurs socioéconomiques de la région et du Vermont se sont rencontrés pour discuter de l'avenir dans un contexte de tarifs. Photo : Radio-Canada / Olivia Scieur-Aparicio Du côté américain, la conclusion est la même : dans le contexte actuel, il importe de resserrer les liens. On a tendance à se serrer les coudes en temps de crise, comme celui-ci, alors je pense que c’est une réelle opportunité de maintenir cette relation dans le futur.J Pour tous ces acteurs, il s'agit d'une première rencontre. Il est encore tôt pour parler d'un plan d'action. Les tarifs douaniers de 25 % sur les produits canadiens doivent entrer en vigueur mardi le 4 mars. On leur a dit qu’on avait besoin d’eux autres et eux ont besoin de nous aussi, ce sont tellement des économies qui sont intégrées
, souligne Mme Brière.Quand on leur donne des statistiques, par exemple que 52 % de l’énergie consommée au Vermont et en Nouvelle-Angleterre provient du Québec, du Canada, les gens autour de la table connaissaient ces chiffres-là, mais nous disent que dans la population en général, ce n’est pas connu
, confie la députée de Sherbrooke.On prend soin d’un voisin qu’on prenait pour acquis. [...] Il faut entretenir ces relations-là de manière beaucoup plus étroite que ce qu’on a fait dans le passé.

Un point de vue partagé
C’est très difficile, que tu sois dans l’industrie du tourisme, de la construction ou des puces électroniques, de prévoir un plan ou des investissements quand tu n’as aucune idée de ce qui s’en vient
, déplore le vice-président de Tourisme et Chambre de commerce du lac Champlain, Jeff Lawson.Aujourd’hui, ce qu’on a réussi à faire, c’est de se réconforter et de réaffirmer nos bonnes relations
, se réjouit Élisabeth Brière.
Advertising by Adpathway









