Délais d’examens de la prostate : la situation corrigée en 2025, selon Christian Dubé
Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, assure que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent veut offrir des examens de la prostate par IRM en moins de 90 jours, et ce, d'ici la fin de l'année 2025. Cet organisme fait actuellement face à une pénurie de radiologistes qui provoque des délais beaucoup plus longs que prévu. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent avait confirmé à Radio-Canada en novembre dernier que le délai d'attente pour obtenir ce type d'examen est passé de 3 à 12 mois au cours de la dernière année. Le 6 décembre 2024, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a interpellé le ministre Dubé concernant ces délais prolongés. Dans une lettre envoyée au leader parlementaire Simon Jolin-Barette le 25 février dernier en réponse au député péquiste, Christian Dubé indique que Il précise qu'en date du 25 février 2025 au Bas-Saint-Laurent, 148 patients étaient sur la liste d'attente pour obtenir un examen d'imagerie par résonance magnétique (IRM) afin de détecter un éventuel cancer de la prostate. De ce nombre, 30 cas semi-urgents sont en attente depuis le 13 octobre 2023, toujours selon le ministre Dubé, Les délais d'attente pour obtenir un examen de la prostate avaient triplé au Bas-Saint-Laurent au mois de novembre 2024. (Photo d'archives) Photo : Getty Images / peakSTOCK M. Dubé ajoute qu'une partie du problème s'explique par une pénurie de radiologistes dans l'ouest du Bas-Saint-Laurent. Il mentionne par ailleurs qu' Louis Paulin, de Sainte-Flavie, patiente depuis mars 2024 pour obtenir un examen IRM. Sa conjointe, Marleine Guimond, avait contacté Radio-Canada en novembre pour dénoncer cette situation. Plus de trois mois plus tard, L'inquiétude grandit. On se dit que s'il y a un cancer, après deux ans, ce cancer-là évolue. Est-ce qu'on nous contactera quand il sera trop tard? Marleine Guimond (Photo d'archives) Photo : David Lepage Mme Guimond ajoute qu'elle a tenté d'obtenir un rendez-vous à l'hôpital de Montmagny à la suggestion de l'administration de l'hôpital régional de Rimouski. Mme Guimond et son conjoint refusent de faire appel à une clinique privée pour obtenir ce précieux rendez-vous. Elle croit d'ailleurs qu'une partie du problème réside dans le fait que les radiologistes disponibles pour analyser les examens migrent de plus en plus vers le secteur privé. Contacté vendredi, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a indiqué qu'il sera en mesure de commenter ce dossier au début de la semaine prochaine.l'année à venir est visée pour assurer un meilleur contrôle et une réduction progressive des délais d'attente
.une tendance qui se maintient
, note-t-il.
Le principal défi demeure la couverture médicale, car aucun médecin spécialisé n'est en mesure d'interpréter les IRM de la prostate dans le secteur ouest, contribuant ainsi à l'augmentation des délais
, écrit-il.une pression est également exercée par d'autres examens IRM sur l'équipe médicale et sur la capacité des équipements
.Santé Québec s'occupe d'assurer une vigie constante pour ce dossier et fait un suivi régulier avec l'établissement
, ajoute-t-il dans sa missive.Silence radio
il n'y a absolument rien qui a bougé
, déplore-t-elle.C'est silence radio. On n'a même pas eu un appel pour nous dire : "Inquiétez-vous pas, votre nom est sur la liste"
, dénonce-t-elle. 
À Montmagny, j'ai l'impression qu'ils ont tellement eu d'appels qu'ils ne répondent même plus
, dit-elle. On paie des impôts et on veut des services au public. Ce n'est pas vrai qu'on va aller engraisser le privé. On veut avoir des services à Rimouski
, martèle cette résidente de Sainte-Flavie.Le ministre Dubé ne réglera pas le problème tant qu'il ne réglera pas le fait que les médecins et les spécialistes peuvent aller travailler au privé comme ils le veulent
, renchérit-elle.
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