Pour la première fois en 32 ans, cette usine de Terre-Neuve transforme de la morue
Pour la première fois en plus de 30 ans, les travailleurs d’une usine à Terre-Neuve peuvent transformer de la morue qui provient des eaux au large de l’île. Le 24 février dernier, l’usine d’Icewater Seafoods à Arnold's Cove a reçu pour la première fois depuis 1992 de la morue du Nord fraîchement pêchée localement, par des gens de Terre-Neuve-et-Labrador. L’été dernier, Ottawa a annoncé la reprise de la pêche commerciale à la morue du Nord pour la première fois depuis l’imposition d’un moratoire, rendu nécessaire en 1992 par l’effondrement des stocks. Janet Hynes, qui travaille depuis 38 ans à l’usine de transformation de produits de la mer à Arnold’s Cove, se rappelle très bien ce jour sombre pour l’économie de Terre-Neuve. Icewater Seafoods a gardé les gens au travail en important du poisson de Norvège et de Russie. La joie était grande à l’usine, le lundi matin où les premières morues depuis le moratoire sont arrivées. Elle estime que le poisson des eaux canadiennes est de meilleure qualité. Pendant le moratoire sur la morue du Nord, Icewater Seafoods a importé du poisson. Sur cette photo, des morues polaires fraîchement pêchées, le 6 mars 2018 à Henningsvær, un village de Norvège situé dans l'Arctique. Photo : afp via getty images / Olivier Morin Alberton Wareham, président d’Icewater Seafoods, a dit espérer que l’usine d’Arnold’s Cove transforme de 2500 à 3000 tonnes de morues, ce qui signifie de 10 à 12 semaines complètes de travail. Brenda King, qui est employée à cet endroit depuis 32 ans, a déclaré qu’elle était Il attendait ce moment depuis longtemps. À présent, son souhait est que les stocks de morue du Nord prospèrent suffisamment pour que Pêches et Océans Canada augmente dès cette année les quotas de poisson qu’il est permis de pêcher. À la levée du moratoire, les captures ont été limitées à 18 000 tonnes. Alberton Wareham, président d'Icewater Seafoods, exhibe une des premières morues pêchées à Terre-Neuve qui est transformée dans l'usine de l'entreprise, à Arnold's Cove. Photo : CBC / Gavin Simms Le président d’Icewater Seafoods précise qu’il considère primordial de faire une pêche durable Dans l’immédiat, l’entreprise s’apprête à prendre des décisions importantes, puisque des tarifs douaniers de 25 % sur les produits canadiens doivent être imposés dans les prochaines heures par les États-Unis. Le président Donald Trump a promis ces tarifs pour le 4 mars. Icewater Seafoods exporte par voie maritime de la morue vers les États-Unis. De 30 % à 40 % des produits de la mer qu’elle transforme sont destinés au marché américain. D’après le reportage d’Abby Cole, de CBCOn était anéanti
, a-t-elle confié récemment. À l’époque, on ne savait pas vraiment comment les choses allaient se passer ensuite
.Plus de travail
C’était incroyable
, dit Janet Hynes.Frais pêché de l’océan, c’est le meilleur
, proclame sa collègue Brenda King.
impatiente de voir plus d’argent déposé dans les comptes de banque
des travailleurs.Pêche durable
C’est d’une excellente qualité. C’est la meilleure morue congelée à cette usine depuis 1993
, s’enthousiasme le chef d’entreprise Alberton Wareham.Les pêcheurs côtiers ont besoin de capturer plus de morue pour pouvoir investir dans des bateaux
, note Alberton Wareham.
pour de nombreuses générations
à Terre-Neuve-et-Labrador.Nos clients nous demandent une ressource durable. Ils ne vont pas acheter de nous simplement parce que c’est de la morue canadienne si nous ne remplissons pas les exigences de durabilité
, affirme-t-il.Diminuer les exportations aux États-Unis
Nos clients ne peuvent pas payer 25 % plus cher
, dit Alberton Wareham, en référence aux tarifs.Nous devrons vraisemblablement arrêter de produire pour les États-Unis et orienter notre production vers l’Europe, principalement.
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