« Il n’y a plus de marge de manœuvre pour le Canada et le Mexique », dit Trump
Ce sont bien des tarifs douaniers de 25 % qui seront imposés dès mardi par les États-Unis sur les importations canadiennes et mexicaines, a confirmé le président américain Donald Trump. Les États-Unis devaient imposer le 4 février dernier des droits de douane de 25 % sur toutes les importations canadiennes, à l’exception des importations énergétiques, taxées à 10 %, selon un décret présidentiel signé par Donald Trump. En entrevue à CNN, lundi matin, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, avait indiqué que M. Trump allait prendre sa décision en après-midi et que des tarifs douaniers seraient imposés dès mardi. Le Canada et le Mexique Les tarifs douaniers auraient pu être moins élevés que les 25 % que le président menaçait d’imposer, avait-il laissé entendre la veille, mais Donald Trump a finalement confirmé qu'ils seraient bel et bien de 25 %. En point de presse, lundi après-midi, M. Trump a répété que de Donald Trump a fait sa déclaration alors qu'il répondait aux questions après avoir annoncé l'installation aux États-Unis d'une entreprise taïwanaise de production de semi-conducteurs. À ses côtés, M. Lutnick a vanté le fait que cette entreprise installera des usines aux États-Unis Le président a conseillé aux entreprises opérant au Canada et au Mexique de s’installer elles aussi aux États-Unis, Rappelons que les tarifs douaniers imposés par les États-Unis sont payés par les importateurs américains et non par les exportateurs internationaux. Quelle sera la réponse d'Ottawa? Le reportage de Valérie Gamache. Le premier ministre Justin Trudeau a réagi en soirée. Dans l’éventualité où les droits de douane des États-Unis resteraient en place, nous réagirions encore plus. Nous discutons activement avec les provinces et les territoires pour instaurer plusieurs mesures non tarifaires. Depuis que la menace tarifaire plane sur le Canada, des diplomates ainsi que les politiciens fédéraux et provinciaux se démènent pour tenter de convaincre l'administration Trump de faire marche arrière. Ottawa a entre autres présenté un plan de 1,3 milliard de dollars pour sécuriser sa frontière. M. Trudeau a rappelé lundi soir que moins de 1 % du fentanyl intercepté à la frontière américaine provient du Canada. Il a précisé qu'avec le resserrement des contrôles, Mais il semblerait que ces efforts n'aient pas suffi à satisfaire le président américain. La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a assuré qu'elle rencontrerait le premier ministre dès que possible. Photo : La Presse canadienne / Justin Tang Son collègue à l’Immigration, Marc Miller, avait indiqué plus tôt lundi qu’Ottawa n’avait reçu aucune communication de la Maison-Blanche au sujet des tarifs douaniers. Québec a dans ses cartons un plan d'aide pour offrir des liquidités En entrevue à NBC, le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'est dit prêt à stopper l'envoi de nickel et d'électricité aux États-Unis. François Legault n'a pas fermé la porte à couper l'électricité et certaines exportations, mais il a indiqué qu'il commencerait par s'en tenir aux contre-tarifs préparés par Ottawa. Zone info : analyse avec Christian Latreille, Daniel Thibeault, Jean-François Samray, PDG du Conseil de l’industrie forestière du Québec, et Richard Ouellet, professeur titulaire de droit international économique à l’Université Laval. Les tarifs « réciproques » que Donald Trump avait aussi annoncés en février et qui viseraient les autres pays, eux, entreraient en vigueur le 2 avril, selon les affirmations du président. Le président américain a aussi ordonné par décret ce week-end la tenue d'une enquête sur la possibilité d'imposer des droits de douane supplémentaires sur les importations de bois. Il avait aussi décrété qu'il taxerait l'acier et l'aluminium dès le 12 mars. Il n'a pas précisé si ces tarifs s'additionneraient à ceux sur les importations canadiennes et mexicaines qu'il veut imposer mardi. Presque immédiatement après les déclarations du président, les marchés boursiers sont tombés en forte baisse. Le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 69,31 ¢ US lundi.Il n’y a plus de marge de manœuvre pour le Canada et le Mexique
, a lancé M. Trump en point de presse à la Maison-Blanche, lundi. Le président américain avait accordé à ses voisins du nord et du sud un sursis de 30 jours, le temps de voir si un accord économique final avec le Canada [pouvait] être conclu
.ont fait un bon travail pour sécuriser les frontières, mais ils n’en ont pas fait assez pour le fentanyl
.Les tarifs sont une arme très puissante, et maintenant on s'en sert
, a insisté le président américain.grandes quantités de fentanyl ont afflué vers notre pays
et qu'elles entrent par le Canada et par le Mexique
, sans se prononcer davantage sur ce qu'il reproche aux deux pays.pour éviter de payer des tarifs
.parce que nous sommes le marché où elles vendent le plus
.
Ottawa prêt à lancer son plan de riposte
Le Canada ne fermera pas les yeux sur cette décision injustifiée. Si les droits de douane des États-Unis entrent en vigueur ce soir, le Canada ripostera à compter de 00 h 01 (HE) demain en mettant en œuvre des droits de douane de 25 % sur 155 milliards $ de marchandises américaines, comme suit : des droits sur 30 milliards $ de marchandises immédiatement, puis des droits sur 125 milliards $ de produits américains dans 21 jours
, a indiqué M. Trudeau par communiqué.les saisies de fentanyl provenant du Canada effectuées par le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis ont baissé de 97 % entre décembre 2024 et janvier 2025, pour atteindre 0,03 livre. Elles ont donc été presque entièrement éliminées.
Nous sommes prêts avec les contre-tarifs
, avait réagi plus tôt en journée la ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly. Elle a assuré qu’elle rencontrerait dès que possible le premier ministre Justin Trudeau. Ce dernier est sur le chemin du retour de Londres, après une rencontre avec le roi Charles III.
à court terme
aux entreprises qui seraient touchées par les droits de douane.Je ne pense pas que ça va être 25 % parce qu’il y a des produits dont il ne peut pas se passer
, a soutenu le premier ministre François Legault en entrevue avec Patrice Roy sur ICI RDI, soulignant l'imprévisibilité de Donald Trump. M. Legault a dit souhaiter que Justin Trudeau fasse une ultime tentative pour convaincre M. Trump de reculer, comme il l'avait fait il y a un mois.
Des taxes sur l'acier et sur le bois en plus?
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