Un an après la tragédie, la résilience du survivant des six meurtres à Barrhaven
Le seul survivant du sextuple meurtre de Barrhaven, Dhanushka Wickramasinghe, a livré un témoignage de résilience, samedi, un an après la tragédie. Fidèles à la tradition bouddhiste, les proches des victimes se sont rassemblés lors d’une cérémonie intime pour commémorer l’événement qui a secoué la communauté le 7 mars 2024. Un homme se recueille près de la photo des membres de la famille qui ont perdu la vie dans cette tragédie. Photo : Radio-Canada / Félix Pilon Ils m’ont appris une grande leçon. Tout est éphémère, même pour moi qui n’ai plus rien à perdre. « Si je peux aider les gens, je pense que c’est ce que je veux faire. » Dhanushka Wickramasinghe contribue à la communauté, ce qui l'aide à guérir. Photo : Radio-Canada / Emma Weller Petit à petit, il reprend ses forces. Malgré la tuerie qui lui a fait tout perdre, il fait preuve de résilience. Pour l'aider à surmonter cette épreuve, Dhanushka Wickramasinghe trouve refuge dans la méditation et le sport. Le moine Bhanta Suneetha lui a offert le soutien spirituel dont il avait besoin : Bhante Suneetha est le moine directeur du monastère bouddhiste Hilda Jayewardenaramaya, qui accompagne Dhanushka Wickramasinghe. Photo : Radio-Canada / Emma Weller M. Wickramasinghe croit aussi en l’importance de donner au suivant. Tous les dons qu’il a reçus après la tragédie ont été remis à des enfants dans le besoin de son pays natal, le Sri Lanka. Avec l’aide des moines qui l’ont accompagné dans son deuil, il fait un don de fournitures scolaires à des enfants dans le besoin à chacune des dates d'anniversaire de ses propres enfants. En donnant, on laisse aller ce qu’on a à l'intérieur. On laisse aller toute la souffrance. Ce dernier se dit touché et très inspiré par la résilience de Dhanushka Wickramasinghe et de la communauté. Avec des informations de Félix Pilon et d'Emma Weller, de CBC NewsÇa a été une dure année pour moi
, dit d’entrée de jeu le père de la famille, Dhanushka Wickramasinghe. C’est douloureux, ce n’est pas facile.

Mes enfants, ils sont toujours avec moi
, dit-il en montrant les pendentifs qui représentent ses proches disparus. Avec cela, je me sens plus fort.

À ce moment, j’avais deux options
, raconte-t-il : tomber dans l’alcool et gaspiller ma vie ou passer à travers la douleur.
Trouver la force de continuer
Je dois être un exemple pour les autres aussi
dit-il. Pour ça, je dois être fort mentalement et physiquement.
N’importe quand, lorsqu’il voulait parler, nous étions tous là pour lui. Et nous avons eu des conversations profondes à propos de la vie.

Je me sens beaucoup mieux
, soutient-il. Je ne peux plus le faire pour mes enfants, mais je m’occupe de beaucoup d’enfants à la maison [au Sri Lanka].
J’espère que la communauté va continuer de soutenir Dhanushka et sa famille
, ajoute le maire d’Ottawa, Mark Sutcliffe, qui était présent à la cérémonie.Nous devons continuer à entourer cet homme merveilleux.
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