Ne pas vendre Trans Mountain pourrait « être dans l’intérêt du pays »
Le gouvernement fédéral a toujours affirmé ne pas vouloir rester propriétaire du pipeline Trans Mountain, mais la guerre tarifaire avec les États-Unis pourrait changer la donne, selon le président-directeur général (PDG) de la société d’État, Mark Maki. Depuis les premières menaces d’imposition de tarifs douaniers, notamment sur les ressources énergétiques de l'Alberta, la question de la relance de certains projets de pipelines abandonnés a refait son apparition. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a remis sur la table l’oléoduc Énergie Est, abandonné en 2017, qui aurait transporté du pétrole de l’Alberta jusqu’au Nouveau-Brunswick en passant par le Québec. Le nom de Northern Gateway, projet rejeté entre l’Alberta et la Colombie-Britannique, est aussi réapparu. Ottawa a acheté le pipeline Trans Mountain à l'entreprise Kinder Morgan en 2018. L'agrandissement a coûté environ 34 milliards de dollars. Photo : CBC Mark Maki rappelle qu'Ottawa a acheté le projet Trans Mountain pour s’assurer de nouveaux marchés d’exportation pour les ressources naturelles du pays. Ce raisonnement est encore plus d’actualité aujourd’hui, dit-il Le PDG de la société estime qu’une vente prendrait de toute façon deux à trois ans. Il faudra démontrer assez d’activités aux investisseurs potentiels, régler la question des droits de péage qui est toujours en discussion devant la Régie de l’énergie du Canada et clarifier le rôle des Premières Nations. Le pipeline a été mis en service officiellement le 1er mai et a coûté environ 34 milliards de dollars. Dans un courriel, un fonctionnaire du ministère des Finances a réaffirmé qu’Ottawa Il note toutefois que le pipeline La guerre tarifaire a généré une hausse du nombre de clients pour le pipeline, qui est le seul permettant aux pétrolières d’exporter ailleurs qu’aux États-Unis. Le pipeline agrandi Trans Mountain transporte environ 900 000 barils de pétrole de l'Alberta vers la Colombie-Britannique. Photo : Radio-Canada Selon Mark Maki, environ 55 % du pétrole transporté dans le pipeline est envoyé en Asie, alors que le reste se dirige vers la Californie, l’État de Washington et l’Alaska. L’intérêt est tel que la société d’État examine une expansion d’un tiers de son système. Ajouter environ 300 000 barils de pétrole par jour ne nécessiterait pas une nouvelle construction, selon son PDG, mais l’ajout de produits facilitant le flot du pétrole, de même qu'un accroissement de la puissance de stations qui propulsent le produit. Avoir des débouchés séparés des États-Unis est une bonne chose pour le pays. Notre importance s’est accrue. De tels travaux de désengorgement pourraient être effectués d’ici cinq ans, mais ils requièrent un processus de consultation et de réglementation. Les revenus d'activité seraient suffisants pour les financer, selon le PDG de Trans Mountain. Bien que la construction du projet d’expansion du pipeline ait pris plus d’une décennie, Mark Maki est optimiste quant à ces travaux.S'il y a une volonté et un alignement national sur la nécessité de développer des corridors d'infrastructure, il n'y a pas d'urgence, et cela pourrait bien être dans l’intérêt primordial du pays [de ne pas vendre le pipeline]
, a affirmé le dirigeant lors d’une entrevue en marge de la conférence CERAWeek à Houston, au Texas.
L’investissement privé est frileux, et nous avons vu beaucoup d’argent quitter le Canada pour se diriger vers les États-Unis. Si nous voulons le ramener ici et accroître notre PIB par habitant, cela a du sens pour le pays de conserver [Trans Mountain] plus longtemps que ce qui avait été pensé au départ
, explique M. Maki, ajoutant : Je serais plutôt favorable à cette option.
« Désinvestissement en temps voulu »
n’a pas l’intention d’être propriétaire du projet à long terme
sans définir d’échéancier.Le gouvernement prendra le temps nécessaire pour entreprendre un processus de vente afin de maximiser la valeur pour les Canadiens et les contribuables
, écrit ce fonctionnaire.joue un rôle important en veillant à ce que le Canada obtienne une juste valeur pour ses ressources naturelles dans un éventail diversifié de marchés mondiaux.
Intérêt accru pour le pipeline

Mais nous avons vu une augmentation constante de l’activité vers les marchés asiatiques
, dit-il.Certainement, l'alignement fédéral, provincial et autochtone est bien différent de ce qu'il était à l'époque où le projet a été conçu.
Advertising by Adpathway









