Les Roses de Montréal, une équipe qui bourgeonne à l’approche de la floraison
Après cinq semaines de camp d'entraînement, l'entraîneur-chef des Roses de Montréal, Robert Rositoiu, commence à avoir une bonne idée des outils qu'il a sous la main pour amorcer la saison inaugurale de la Super Ligue du Nord. Selon ses dires, les nouvelles installations du Centre sportif Bois-de-Boulogne de Laval ont permis aux joueuses de développer leur complicité dans un environnement professionnel qui les motive à donner le meilleur d'elles-mêmes à l'entraînement. Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. La prochaine étape pour les Roses est de disputer des matchs amicaux pour développer des automatismes sur le terrain avant le coup d'envoi officiel de leur saison, le 19 avril, sur la pelouse de l'AFC Toronto. Les rénovations du Centre sportif Bois-de-Boulogne ont commencé vers la fin de l'année 2024. Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy En attendant cette première occasion de voir le produit qui sera offert dans la Super Ligue du Nord, l'entraîneur-chef a déjà identifié certaines joueuses qui pourraient s'imposer parmi les favorites de la foule en sol lavallois. Les camps d'entraînement offrent souvent l'occasion à certains athlètes de bousculer l'échiquier que les dirigeants avaient imaginé avant le premier botté de ballon. Celui-ci ne fait pas exception. Le Roses comptent désormais sur un effectif de 19 joueuses régulières et 2 autres de niveau U18 pour favoriser le développement du talent local. Elles devront au moins en mettre une autre sous contrat, même si Mme Pichon espère plutôt en ajouter deux, voire trois. En ce moment, je parle à une douzaine de filles pour ajouter une défenseuse centrale et une attaquante de pointe polyvalente, en plus d'une joueuse désignée. Ce travail de recrutement n'est pas tâche facile lorsqu'il s'agit d'un projet tout nouveau. Encore moins lorsqu'on considère que le calendrier européen est à l'opposé de celui du soccer nord-américain. La première rencontre préparatoire prévue la semaine prochaine devrait permettre d'éclaircir davantage le portrait de cette équipe en plein bourgeonnement. Les leçons qui en seront tirées influenceront probablement le jeu de dominos qui se trame en coulisses pour apporter la touche finale à ce joli casse-tête. Comme M. Rositoiu aime bien le répéter : J'ai confiance envers le travail qu'on a fait jusqu'à maintenant avec les fondations qu'on a créées. J'ai un sentiment positif d'urgence de passer au niveau supérieur, donc j'ai hâte aux prochaines semaines
, confie-t-il.Jusqu'à aujourd'hui, on était un peu en vitesse de croisière, et là on passe en formule 1 pour les cinq prochaines semaines
, renchérit la directrice sportive du club montréalais, Marinette Pichon.L'idée, c'est d'aller chercher des adversaires différents. Certains qui jouent avec un bloc compact, d'autres qui pressent haut pour qu'on s'ajuste au fur et à mesure et qu'on voit quelle est la formule gagnante pour commencer la saison
, explique M. Rositoiu.Le premier match va être à huis clos le 20 mars parce que ce sera notre première opposition réelle. Le second match aura lieu à Québec le 28 ou 29 mars, où on souhaiterait ouvrir les portes pour que les joueuses puissent rencontrer certains fans
, précise la directrice sportive du club.
Il y en a plusieurs qui vont être des piliers, mais Charlotte Bilbaut en est une à suivre particulièrement parce qu'elle a l'expérience, elle a joué en équipe de France et elle adore le Québec, mais il faut que je fasse attention pour qu'elle ne mange pas trop de poutine
, rigole-t-il avant d'assurer que sa protégée est très disciplinée.Latifah Abdu en est une autre. C'est une joueuse canadienne qu'on a réussi à rapatrier après un parcours professionnel en France. C'est un exemple pour les autres, l'une des premières arrivées dans le gymnase.
Une des belles surprises, compte tenu de son jeune âge, c'est Félicia Roy. Elle a 18 ans et elle comprend très bien le jeu, elle est bien partie pour prendre sa place et continuer de se développer
, souligne M. Rositoiu.Un casse-tête à finir
Ça joue un rôle vraiment prépondérant parce qu'on n'est pas sur les mêmes fenêtres de transfert. Leur saison se termine en mai. Les clubs ne veulent pas perdre des éléments clés, donc ça met un peu de bâtons dans les roues
, souligne-t-elle.le match le plus important, c'est le prochain
.
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