Guerre tarifaire : un avenir difficile pour les personnes à faibles revenus
La facture d’épicerie est de plus en plus salée pour de nombreux Canadiens, quelques semaines à peine après l’imposition des tarifs douaniers américains. C’est le cas de Catherine Gingras, mère de deux enfants à faible revenu dans le Grand Sudbury, qui trouve désormais difficile de prendre les bonnes décisions pour ses enfants. Depuis le 4 mars, les produits alimentaires de tous les jours en provenance des États-Unis, notamment les fruits et légumes, sont assujettis à des tarifs douaniers canadiens de 25 %. Cette mesure était une réponse à la décision du président américain Donald Trump de soumettre la quasi-totalité des produits en provenance du Canada à des droits de douane de 25 %. Je suis inquiète de ne pas pouvoir offrir à mes enfants la nutrition que je désire qu’ils aient. Joanne Vouriot pense que le gouvernement fédéral devrait agir vite avant que la situation ne devienne incontrôlable pour les personnes à faibles revenus. Photo : Radio-Canada / Orphée Moussongo Joanne Vouriot est à la retraite depuis maintenant un an, et elle reconnaît qu’à mesure que le temps passe, les factures deviennent de plus en plus élevées à l’épicerie. Je vis juste avec mon mari et nous avons remarqué une différence allant de 40 à 60 dollars à chaque course qu’on a effectuée dernièrement. C’est une situation risquée pour elle, qui doit vivre avec un revenu fixe provenant de sa pension de retraite. Dans une déclaration, l’Association nationale des retraités fédéraux indique d’ailleurs que les Canadiens à revenus fixes seront affectés de manière disproportionnée par la guerre tarifaire. Claudette Brideau est également retraitée et envisage déjà des changements si la situation perdure. Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université Dalhousie, pense que l’instabilité de la situation rend la planification d’aide difficile pour le Canada. Il admet que le coût de la vie pourrait augmenter pour les personnes à faibles revenus, mais pense que les réels effets de la guerre tarifaire ne seront perçus que dans plusieurs mois. Sylvain Charlebois pense que les réels effets de la guerre tarifaire ne seront observés que dans les prochains mois. Photo : Radio-Canada / Orphée Moussongo M. Charlebois dit avoir remarqué que dans les dernières semaines, les entreprises se procurent davantage de produits en provenance du Mexique, de la Turquie, du Pérou, ou encore d’Afrique du Sud. Si jamais la situation durait longtemps, M. Charlebois croit qu’Ottawa devrait intervenir pour aider les personnes à faibles revenus. Je pense au rabais de la TPS par exemple, une aide avec les pensions fédérales également et même des subventions comme celles qui ont été faites pendant la Covid. Il craint que la situation ne devienne une guerre des répliques tarifaires où le Canada et les États-Unis ne feraient qu’enchaîner les tarifs, ce qui, selon lui, J’essaye de donner une alimentation saine à mes enfants et de cuisiner des repas santé à la maison, mais ça devient difficile de se procurer des aliments frais
, raconte-t-elle.
Les finances des personnes à la retraite sont affectées
Leurs revenus ne changent pas. Si le prix des produits comme l’essence, l’épicerie ou encore les médicaments venait à augmenter, ça aurait un impact significatif sur leur mode de vie
, affirme Patrick Imbeau, conseiller principal pour l’Association nationale des retraités fédéraux.Si jamais les aliments devenaient trop dispendieux, je vais retourner au travail, il n’est pas trop tard pour ça
, précise-t-elle.Difficile de prévoir des solutions pour l’instant

Il y a encore beaucoup de tâtonnements, de changements d’idées, de changements de camp, alors on ne peut pas donner des subventions à des gens s’il n’y a pas encore réellement de besoin
, souligne-t-il.affecterait énormément les plus démunis.
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