Seulement 5 plaintes au Protecteur de l’élève sur la Côte-Nord
Les Centres de services scolaires (CSS) de la Côte-Nord se démarquent positivement dans le premier rapport annuel du Protecteur national de l’élève. L’organisme, qui a pour mission de traiter des plaintes liées à la qualité des services scolaires, n’en a reçu que cinq pour les établissements de la région.
Le Protecteur national de l’élève arrive en troisième lieu dans le traitement des plaintes dans le milieu scolaire, après le personnel directement impliqué et l’organisation scolaire.
Entré en fonction à la rentrée scolaire 2023, il a le statut d’Ombudsman, c’est-à-dire qu’il est indépendant, qu’il a le pouvoir d’enquêter et d’émettre des recommandations.
En 2023-2024, 50 plaintes ont visé différents établissements de la Région de la Marée-Montante
, dont fait partie la Côte-Nord. Une poignée seulement d’entre elles concerne cette dernière.

La Côte-Nord fait partie de la région de la Marée-Montante, qui englobe entre autres la Gaspésie, le Bas-St-Laurent et Charlevoix.
Photo : Gouvernement du Québec
À la suite d’une enquête, six recommandations ont été déposées au CSS du Littoral pour une plainte.
L’établissement n’a pas voulu dévoiler de détails quant à ces recommandations pour ne pas briser la confidentialité des personnes impliquées.
La régisseuse aux communications Patricia Lavoie affirme tout de même que les recommandations portaient globalement sur le plan de lutte contre la violence et l’intimidation
et que le CSS a pris acte des recommandations et nous avons ajusté nos actions afin de nous conformer aux recommandations
.
Quatre plaintes visaient le CSS du Fer. Son directeur général, Marc-André Masse, n’a donné de détails par rapport aux reproches qu’elles contenaient ou aux recommandations qui lui ont été faites.
Celles-ci ont été suivies, il n’y a pas de plaintes qui traînent
, assure-t-il.
Une collaboration imparfaite
Si le Protecteur national de l’élève est généralement bien accueilli par les professeurs, les parents et les établissements, certaines frictions ont néanmoins eu lieu dans la réalisation de sa mission.
Le Protecteur national de l’élève, Jean-François Bernier, souligne la bonne collaboration des Centres de service scolaire pendant l’enquête.
Il n’y a personne qui nous a mis des bâtons dans les roues
, remarque-t-il, tout en notant les pouvoirs dont il dispose pour avoir l’aide des établissements.

L’avocat Jean-François Bernier occupe la fonction Protecteur national de l’élève, un rôle autonome et externe au réseau scolaire. M. Bernier est un ancien vice-protecteur du citoyen et il a aussi présidé la Commission québécoise des libérations conditionnelles. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Vincent Cantin
Si jamais, un endroit ou un autre, on nous empêchait d’aller faire nos enquêtes, je serais obligé de recourir à mes pouvoirs de commissaire-enquêteur, qui sont de transmettre des subpoenas ou des commissions à comparaître.
Cela dit, une fois les recommandations faites, M. Bernier constate que les portes des établissements avaient tendance à se refermer.
Par exemple, le CSS du Fer a refusé de faire des suivis avec le Protecteur sur 13 des 14 recommandations qu’il avait acceptées de sa part.
D’après Marc-André Masse, cette réticence est toutefois chose du passé. Selon lui, elle émanait d’un positionnement des Centres de service scolaires au niveau provincial, qui a été revu depuis.
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