Résultats mitigés pour le recrutement à l’étranger de travailleurs de la santé
Depuis deux ans, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a organisé trois missions à l’étranger afin de recruter des travailleurs de la santé. Les résultats de ces campagnes sont toutefois mitigés et leurs coûts ne sont pas rendus publics. En mars 2023, des fonctionnaires insulaires se sont rendus à Dubaï, aux Émirats arabes unis, pour une première mission de recrutement. Ils y sont retournés un an plus tard. Ils ont aussi organisé une mission à Singapour. Le ministre de la Santé et du Mieux-être, Mark McLane, affirme que ces trois voyages – dont il dit ne pas connaître les coûts – ont été couronnés de succès. Or, sur plus d’un millier de candidatures reçues au terme de ces trois missions, le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard n’a complété que 75 embauches. Le syndicat des infirmières de l’Île-du-Prince-Édouard dit qu’il n'a pas été tenu au courant des résultats de ces voyages. De son côté, le gouvernement insulaire soutient que les embauches à l’international prennent du temps : jusqu’à un an pour l’obtention d’un visa, puis environ trois mois pour la reconnaissance des titres de compétences et une mise à niveau obligatoire. Lorsque nous participons à ces salons de l'emploi et que nous établissons ces contacts, il faut un certain temps pour faire la transition vers le Canada. Le gouvernement progressiste-conservateur à Charlottetown assure que d'autres missions de recrutement à l’étranger seront organisées prochainement. D’ici la fin de l’année, la province espère combler jusqu’à 200 postes d’infirmières. D’après un reportage de Julien LecacheurJe crois que ces missions de recrutement commencent à donner des résultats
, dit-il.Le message que l'on nous sert depuis deux ou trois ans est bien plus rose que la réalité
, déplore le député libéral Gordon McNeilly, pour qui les embauches à l’étranger sont loin de combler les besoins du système de santé insulaire.Des embauches qui prennent du temps, selon la province
Nous souhaitons obtenir des réponses sur la manière dont [les personnes embauchées à l’étranger] sont intégrées dans notre système de santé et sur les soutiens qui devraient être mis à leur disposition
, s’impatiente Barbara Brookins, la présidente du syndicat.
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