Stablex : Blainville et la CMM menacent de poursuivre le gouvernement du Québec
La Ville de Blainville et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) demandent au gouvernement québécois de reculer sur le projet de loi 93 qui permettrait l'expansion du site d'enfouissement de l'entreprise américaine Stablex, sans quoi elles auront recours à des procédures judiciaires. La municipalité et la CMM ont écrit avoir Le projet de loi 93 prévoit forcer la Ville de Blainville à vendre un terrain à Stablex qui lui permettrait d’enfouir des millions de tonnes de matières dangereuses dans un milieu protégé au cours des 40 prochaines années. La mairesse de Blainville, Liza Poulin, ne comprend pas comment Québec peut exproprier des terres publiques pour les remettre directement à une entreprise privée. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada La mairesse de Blainville, Liza Poulin, s'oppose à l'installation d'une nouvelle cellule d’enfouissement de résidus dangereux inorganiques industriels située dans une grande tourbière, un écosystème d’une haute valeur écologique. La mairesse a reçu l'appui de préfets et d'élus des Laurentides, qui s'ajoute à celui des maires de la CMM qui reprochent au gouvernement provincial de vouloir s’approprier des terres publiques pour les remettre à une entreprise privée. Face à l’urgence climatique, alors que la protection de nos milieux naturels devrait être une priorité, rien ne justifie d’exproprier la Ville de Blainville pour permettre l’agrandissement d’un site d’enfouissement de matières dangereuses résiduelles détenu par une entreprise privée. La cellule numéro 5 de Stablex continue d'être remplie (Photo d'archives). Photo : Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville Cette imposition du gouvernement du Québec va à l'encontre des recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) datant de 2023. Le BAPE avait évoqué Le recours au tribunal survient après que la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, eut annulé sa D'après le président de la commission de l'environnement et de la transition écologique de la CMM, il est clair que Environ 200 personnes étaient réunies devant l'usine de Stablex pour dénoncer le projet d'agrandissement. Photo : Radio-Canada Près de 200 citoyens ont manifesté devant l'usine de l'entreprise américaine samedi pour dénoncer le projet de loi en faveur de Stablex. Mme Poulin et son équipe tentent de faire pression par tous les moyens. Ils ont donc mis en place un outil numérique qui permet d'envoyer un courriel à plusieurs ministres et députés en seul clic. D'après les informations disponibles sur le site web de la Ville, plus de 2000 personnes ont participé au mouvement, inondant ainsi les élus de courriels. En réaction aux démarches judiciaires, le directeur général de Stablex Canada, Michel Perron, a tenu à souligner que Stablex ne produit pas de déchets. Afin de prévenir une interruption de service qui priverait environ 600 clients québécois d’une solution sécuritaire et conforme pour la gestion de leurs matières dangereuses, nous devons impérativement réaliser les travaux sur le terrain que le gouvernement veut acquérir avant le 15 avril 2025. Stablex est le seul site où l'on traite et enfouit des résidus dangereux inorganiques industriels (Photo d'archives). Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Selon lui, s'il devait y avoir une éventuelle interruption de service, des matières dangereuses pourraient être jetées illégalement. Le gouvernement possède un terrain adjacent au site de Stablex, mais il n’est pas aussi grand que celui qui appartient à la Ville de Blainville, qui représente, d'après M. Perron, la La Commission de l'aménagement du territoire, qui doit étudier le projet de loi 93, débutera mardi. La CMM a annoncé qu'elle y déposera un mémoire réclamant la réalisation d’un BAPE sur la gestion des matières dangereuses résiduelles au Québec. La CMM fait valoir qu’en Avec les informations de La Presse canadienneinformé, lundi, le Procureur général du Québec de leur intention de déposer, à la Cour supérieure, une demande de sursis d’application de la Loi afin de contester sa légalité et sa constitutionnalité
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la valeur écologique exceptionnelle de certains milieux naturels sensibles de l’emplacement de la cellule no 6 projetée et à sa périphérie
pour justifier sa réponse négative au projet.Pas d'acceptabilité sociale
rencontre d’urgence
prévue lundi dernier avec la mairesse de Blainville pour discuter du projet d’agrandissement.l’acceptabilité sociale de ce projet n’est absolument pas au rendez-vous
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Nous sommes une solution environnementale
, dit StablexNous sommes une solution environnementale. Nous évitons que les déchets des industries soient libérés n’importe comment dans l’environnement
, a-t-il écrit dans une lettre envoyée aux médias, rappelant que le site exploité à Bainville atteindra sa pleine capacité en 2027.
seule avenue qui soit viable et qui puisse éviter une crise
.Un BAPE réclamé
l’absence d’un portrait complet des matières dangereuses résiduelles et d’orientations stratégiques pour leur gestion au Québec
, il serait prématuré de lier le terrain de Blainville à l’enfouissement de déchets pour une période de 40 ans, comme le prévoit le projet de Stablex.
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