Le projet d’usine de recyclage de batterie de Baie-Comeau sur la glace
Le projet d’usine de recyclage de batterie qui devait se concrétiser à Baie-Comeau en 2025 ou 2026 est suspendu. Selon l’entreprise St-Georges Éco-Mining, il est désormais peu probable qu’il voie le jour. L’usine est dans les cartons depuis quelques années. Le projet prévoyait le traitement de 8000 tonnes de minéraux par année et devait générer entre 30 et 50 emplois. Depuis la commande de l’étude de faisabilité, réalisée en 2021, le contexte économique et international a bien changé, explique le vice-président au développement des affaires chez St-Georges Éco-Mining, François Dumas. Dans les dernières années, des De surcroît, plusieurs pays Il y a des pays qui ont littéralement tourné la vis suffisamment pour dire que ça devient prohibitif d'aller chercher des batteries dans ces juridictions-là. Selon lui, il serait prématuré de lancer un tel projet à l’heure actuelle. L'entreprise prévoyait faire l’acquisition d'un espace dans le parc industriel Jean-Noël-Tessier, à Baie-Comeau. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Au moins deux années d’évaluation sont nécessaires avant d’entamer le processus de création d’une usine de ce type, indique M. Dumas. Le projet pourrait être revisité d’ici deux ou trois ans, mais sous une forme différente, croit-il. À l’heure qu’il est, un centre de métallurgie a de meilleures chances de s’ajouter au paysage industriel de la Haute-Côte-Nord, ajoute-t-il. Une telle usine servirait à la transformation secondaire de sous-produits de batteries. En parallèle, l’entreprise poursuit son exploration du potentiel minier de deux sites sur la Côte-Nord, au nord de Baie-Comeau et au nord du réservoir Manicouagan. Pour le moment, seules de petites quantités de minerai ont été extraites des sites afin d’effectuer des tests, rapporte François Dumas. Pour le professeur à l’Université de Concordia Karim Zaghib, la première et la deuxième transformation des minéraux critiques sont de meilleurs paris. Le recyclage des batteries est un modèle d'affaires en changement, explique M. Zaghib, qui est également président-directeur général de Volt-age, un programme de recherche sur l’électrification. Karim Zaghib estime que la Côte-Nord devrait miser davantage sur la transformation des métaux critiques. (Photo d'archives) Photo : Radio Canada International / Samir Bendjafer Baie-Comeau et le reste de la Côte-Nord disposent de ressources naturelles précieuses et possèdent des infrastructures hydroélectriques d’importance, observe-t-il. Ces atouts doivent servir à l’accélération de la transition énergétique, selon lui. Les barrières tarifaires élevées par l'administration Trump représentent une occasion pour la Côte-Nord et le Québec de se tourner vers ses propres minéraux, argue-t-il. Avec les informations de Nazdar Roybarrières
se sont érigées au sein du transfert international de ressources critiques et de ressources non transformées, explique-t-il.Dans le contexte actuel où les pays ne peuvent plus compter sur leurs alliés, encore moins sur leurs compétiteurs, [les pays] veulent avoir une production interne, domestique
, estime-t-il.se sont réveillés
et ont réalisé que ces batteries étaient [...] une ressource rapide.

Prendre parti des ressources minérales et de l'énergie

Sans les minéraux critiques et l’énergie, on n’est rien. [...] On a de belles cartes
, assure-t-il.
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