Risque d’infection chez une gynécologue : plus de patients peuvent passer des tests
Les anciens patients d’une gynécologue qui a fait l’objet d’une enquête de la santé publique de Toronto peuvent, même s'ils n’ont pas reçu de lettre de cette dernière, passer un test pour déterminer s’ils ont été exposés à des affections telles que le VIH ou l’hépatite B ou C. Plus tôt cette année, la santé publique a envoyé des lettres à quelque 2500 ex-patients de la Dre Esther Park pour les informer du risque d’exposition à l’une des maladies puisque des instruments médicaux avaient été mal nettoyés. Avant même que l’agence envoie ces lettres, plusieurs patientes ont porté plainte contre la médecin auprès de l’Ordre des médecins. Amanda Malek affirme qu’elle n’a pas reçu la lettre, mais qu’elle était une patiente de la Dre Park en 2023 et qu’elle avait beaucoup de questions pour la santé publique lorsqu’elle a entendu parler de l’enquête. La santé publique n’a écrit qu’aux patientes qui ont subi trois types d’examens médicaux à la clinique du quartier High Park entre le 10 octobre 2020 et le 10 octobre 2024, soit la biopsie de l'endomètre, le retrait ou l’insertion d’un dispositif intra-utérin ou l’excision du polype endocervical. Certaines anciens patientes de la Dre Esther Park ont manifesté leur mécontentement devant la clinique. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Talia Ricci Bien qu’elle n’ait pas contacté les patients n’ayant pas subi l’un de ces examens durant la période visée, la santé publique indique maintenant sur son site web que les patients peuvent contacter leur prestataire de soins de santé. CBC Toronto a par ailleurs constaté que certains patients ont subi l’un des trois examens durant la période en question, mais n’ont pas obtenu la lettre de la santé publique. L’agence municipale encourage ces patients à la contacter. Elle dit que c’est la clinique elle-même qui a fourni la liste des patients touchés. La santé publique a refusé une demande d’entrevue, mais a fait savoir par écrit lundi que sa page web sur les enquêtes est mise à jour de temps à autre lorsqu’il y a un grand intérêt public pour certains dossiers. La médecin hygiéniste adjointe de Toronto, la Dre Herveen Sachdeva, a dit à La Presse canadienne que certains instruments médicaux, comme les spéculums, n’étaient pas désassemblés correctement avant d’être nettoyés. Selon la Dre Sachdeva, il s’agit d’une Avant d’envoyer les lettres, la santé publique a demandé à la clinique de prendre plusieurs mesures correctives, telles qu’un meilleur nettoyage des instruments et une utilisation adéquate des solutions désinfectantes. L’Ordre des médecins et chirurgiens de l'Ontario (OMCO) effectue sa propre enquête sur le contrôle des infections à la clinique de la médecin torontoise. L’OMCO n’a pas voulu spécifier combien de plaintes ont été formulées contre la Dre Esther Park. Amanda Malek dit que son expérience a secoué sa confiance envers le système de santé et l'a poussée à parler de ce qui lui est arrivé en ligne. À ce jour, la santé publique dit qu’aucune infection n’a été attribuée aux pratiques de la clinique. La Dre Park n’a pas répondu aux questions de CBC Toronto relativement à l’enquête. La boîte vocale de la clinique indique que la médecin prend sa retraite et que la clinique ferme en avril. Avec les informations de Talia Ricci et de Hannah AlbergaJ’ai appelé plusieurs fois, je leur ai dit que j’avais eu un test Pap et je leur ai demandé si je devais m’inquiéter, mais ils m’ont dit non initialement
, dit-elle.
Non-respect des meilleures pratiques
étape importante
afin de s’assurer que les surfaces sont désinfectées. La solution dans laquelle étaient plongés les instruments médicaux était aussi trop diluée.On dirait qu’on ne peut pas faire autant confiance au système et aux médecins qu’on le pensait
, dit-elle.
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