Stablex : après une rencontre avec la mairesse de Blainville, Québec refuse de reculer
Après une rencontre vendredi censée dénouer l'impasse du dossier Stablex, Québec a indiqué qu'il n'entendait pas renoncer à son projet de loi 93, qui lui permettra d'octroyer un terrain à la compagnie d'enfouissement de déchets, malgré l'opposition de la ville. Au cœur du litige, un terrain appartenant à la Ville de Blainville, qui devrait accueillir un cimetière de déchets dangereux de la compagnie Stablex, dont les installations existantes arriveront au maximum de leur capacité dans les prochaines années. Québec souhaite à tout prix éviter un « bris de service ». Ce nouveau terrain permettrait à l'entreprise américaine d’enfouir des millions de tonnes de matières dangereuses dans un milieu protégé au cours des 40 prochaines années. La mairesse Liza Poulin s'oppose à ce projet depuis que le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) a soulevé des inquiétudes environnementales. La mairesse de Blainville, Liza Poulin, est en conflit ouvert avec le gouvernement Legault quant à l'octroi d'un terrain à l'entreprise Stablex. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Québec a depuis décidé d'outrepasser cette décision de la Ville et de déposer le projet de loi 93, qui forcerait Blainville à vendre son terrain à Stablex. Depuis, le torchon brûle entre le gouvernement Legault et Mme Poulin, qui peut compter sur le soutien des partis d'opposition, (nouvelle fenêtre) de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ainsi que de plusieurs municipalités à travers le Québec. La ministre a toutefois estimé qu'il y avait eu une Le 9 mars dernier, Maïté Blanchette-Vézina avait annulé une « rencontre d'urgence » prévue avec la mairesse de Blainville, affirmant que Mme Poulin ne Vendredi, la mairesse et des représentants de la CMM ont proposé de nouveau une autre solution au ministre de l'Environnement Benoit Charette et à Maïté Blanchette-Vézina. Ils ont identifié un autre terrain, plus petit, qui appartient déjà à Québec et qui pourrait, selon eux, accueillir les nouvelles installations de Stablex. Le terrain identifié en rouge est l'emplacement convoité par Stablex, qui appartient à la Ville et qui se trouve dans un milieu protégé, et le terrain identifié en vert est un terrain qui appartient déjà au gouvernement du Québec, bien qu'il soit davantage situé à proximité d'une zone résidentielle. Photo : Radio-Canada Une solution balayée du revers de la main par le ministre Charette. On se rappelle que des discussions sur ce dossier ont lieu depuis maintenant plusieurs années et que nous sommes rendus à minuit moins une pour éviter une crise des déchets. Il y a une urgence d’agir. Maïté Blanchette-Vézina, qui est derrière le projet de loi 93, a elle aussi plaidé l'urgence d'agir En conférence de presse vendredi après-midi, la mairesse de Blainville, Liza Poulin, a pour sa part indiqué qu'il incombe au gouvernement de L’entreprise américaine Stablex, de son côté, fait valoir qu’elle doit agrandir pour desservir sa clientèle québécoise et que, pour éviter une interruption de service, les travaux de préparation, qui incluent l’abattage d’arbres, doivent débuter au plus tard au printemps 2025. Chose certaine, cette saga pourrait bien se poursuivre devant les tribunaux. En sortant de la rencontre, la mairesse Liza Poulin a répété que Blainville entendait Dans un communiqué, la CMM et la Ville de Blainville ont écrit avoir Tous craignent que le projet de loi 93 n'ouvre la porte à l'ingérence du provincial dans les affaires municipales.La Ville a des devoirs à faire dans les prochaines heures
, a déclaré la ministre des Ressources naturelles Maïté Blanchette-Vézina au sortir de la rencontre. Elle demande à la municipalité de reprendre le dialogue avec l'entreprise afin de trouver une entente.
avancée importante
lors de la rencontre. La Ville reconnaît l'importance de Stablex pour l'écosystème du traitement des matières dangereuses et [a exprimé] la volonté que [l'entreprise] demeure sur le territoire de Blainville
.souhaitait pas réellement partager les préoccupations de ses citoyens
.Solution rejetée

La Ville de Blainville et la CMM ont démontré une ouverture, mais nous ont essentiellement présenté une alternative qui avait déjà été refusée par le passé. Nous leur avons demandé de faire leur travail et de faire cette proposition d’entente directement avec l’entreprise afin de dénouer l’impasse
, a-t-il indiqué dans une déclaration transmise à Radio-Canada.au bénéfice des 600 villes et entreprises québécoises clientes de Stablex et de la disposition sécuritaire des matières dangereuses
.Liens coupés entre l'entreprise et la Ville
prendre ses responsabilités
et de discuter de cette proposition avec Stablex.La gestion des matières dangereuses résiduelles est une compétence qui appartient au gouvernement du Québec et c'est à lui [...] de jouer son rôle de médiateur entre les parties prenantes
, a-t-elle mis de l'avant.Il a toujours été clair que la Ville n'avait pas l’intention de faire des rencontres avec l'entreprise
, réitère la mairesse, aux côtés de Massimo Lezzoni, directeur général de la CMM.Je ne peux pas prendre la responsabilité du gouvernement du Québec
, a insisté Mme Poulin, rappelant au passage que la Ville a coupé les ponts avec l’entreprise en 2023.Les villes craignent un précédent
faire valoir ses droits en cour
si Québec allait de l'avant avec son projet de loi. La municipalité et la CMM ont déjà fait part de leur intention d'amener le gouvernement au tribunal en tel cas.informé, lundi, le Procureur général du Québec de leur intention de déposer, à la Cour supérieure, une demande de sursis d’application de la Loi afin de contester sa légalité et sa constitutionnalité
.On se rappelle que le projet de loi 93 vient bafouer toutes les règles et les encadrements d’urbanisme de la Ville, de la MRC et de la CMM
, a également réitéré la Blainvilloise.S'ils veulent les gérer, les villes, qu'ils le fassent!
, avait tonné le maire de la ville voisine de Mirabel, Patrick Charbonneau.
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