Jour 1 de la campagne électorale : Trump, Trump et encore Trump
Ça y est! Après plusieurs mois de soubresauts politiques, le Canada est officiellement plongé en campagne électorale. Tour à tour, les chefs fédéraux des libéraux, des conservateurs, des bloquistes, des néo-démocrates et des verts ont pris la parole, dimanche, pour faire part de leurs priorités et réitérer leurs promesses. Sans surprise, le nom du président américain était sur toutes les lèvres. Après avoir pris part à la messe du dimanche, à Ottawa, le premier ministre Mark Carney, qui a succédé à Justin Trudeau il y a à peine neuf jours, s’est rendu à Rideau Hall pour demander à la gouverneure générale, Mary Simon, de dissoudre le Parlement et de déclencher des élections fédérales anticipées. Le jour du scrutin a été fixé au lundi 28 avril, après 36 jours de campagne, le minimum requis par la loi électorale. Non élu, Mark Carney, un économiste de carrière qui a dirigé les banques centrales du Canada et d’Angleterre, a dit vouloir obtenir des Canadiens Le premier ministre Mark Carney s'adresse aux médias à Rideau Hall, où il a demandé à la gouverneure générale de dissoudre le Parlement et de déclencher des élections, à Ottawa, le dimanche 23 mars 2025. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld Depuis mars, le président américain impose des droits de douane de 25 % sur plusieurs produits canadiens, y compris l’acier et l’aluminium, deux secteurs névralgiques pour l’économie du Canada et du Québec. M. Trump a aussi souvent répété qu’il veut faire du Canada le Donald Trump veut nous briser pour que les États-Unis nous dominent, mais nous ne laisserons pas cela arriver. Lors d’un point de presse à la sortie de Rideau Hall, le premier ministre sortant a aussi appelé la population à l’unité, Le chef libéral en a aussi profité pour lancer des flèches contre son principal adversaire, le leader conservateur Pierre Poilievre, l’accusant de tenir un discours Avant même que Mark Carney ne déclenche officiellement les élections, Pierre Poilievre était à Gatineau, sur les rives de la rivière des Outaouais, pour lancer sa campagne. Le chef conservateur Pierre Poilievre lors d'une conférence de presse pour lancer sa campagne pour les élections fédérales, à Gatineau, au Québec, le dimanche 23 mars 2025. Photo : La Presse canadienne / Justin Tang Mais la figure de Donald Trump n’était jamais bien loin dans son discours. Selon lui, les libéraux ont M. Poilievre a dit Nous sommes un peuple fort capable de défendre notre souveraineté. [...] On ne cherche pas à se battre, mais on est toujours prêt si quelqu’un nous menace. Le leader conservateur a toutefois été talonné par les journalistes sur certaines de ses prises de position, notamment le rôle de la fonction publique et des médias, qui font écho à certaines politiques de Donald Trump. Le chef bloquiste Yves-François Blanchet l’a admis d’emblée : Le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet. Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi Au moment où souffle, d’un océan à l’autre, un vent de souveraineté canadienne, M. Blanchet a insisté sur le fait que le Québec et le Canada sont, selon lui, Les Québécois ont la couenne dure, au point où l'argument de la peur ne sera pas très efficace avec [eux]. Les Québécois sont dans une situation où la peur ne leur fait plus peur. Il a néanmoins proposé que le Canada et le Québec soient Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a quant à lui accusé les libéraux et les conservateurs de favoriser les ultrariches sur le compte des travailleurs, alors que le Canada risque une crise économique. Avec son slogan Il s’en est ensuite pris à M. Carney, l’accusant d’avoir Le chef du Nouveau Parti démocratique Jagmeet Singh a lancé sa campagne à Ottawa. Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette M. Singh a aussi accusé le chef conservateur de Il s’est également plu à se présenter comme Récemment, le président Trump a dit qu’il préférait Mark Carney a été appuyé par Donald Trump, Elon Musk a appuyé Pierre Poilievre. Je suis le seul candidat au niveau fédéral qui est à 100 % non appuyé par l’administration de Donald Trump. Elizabeth May (au centre) et Jonathan Pedneault (à gauche) sont les cochefs du Parti vert du Canada. Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi C’est ce qu’a déclaré le cochef du Parti vert du Canada, Jonathan Pedneault, au lancement de la campagne de sa formation politique à Montréal. Il était accompagné de sa collègue et cocheffe, Elizabeth May. Elizabeth May a déploré de son côté le déclin du taux de participation aux scrutins au fil des années. Elle a fait un plaidoyer pour que tous les Canadiens se rendent aux urnes afin d'envoyer un message de l’autre côté de la frontière. Carney veut un « mandat fort »
un mandat fort et positif
pour faire face à la guerre commerciale lancée par l’administration de Donald Trump. 
51e État
américain, qualifiant la frontière entre les deux pays d’artificielle
.parce que bâtir un Canada fort, ça prend tout le monde
. Nous avons vu où la négativité et la division ont mené les États-Unis. Nous sommes plus forts quand nous sommes unis
, a-t-il ajouté. Alors, unissons-nous en cette période de crise.
clivant
et négatif
.C’est facile d’être négatif envers tout lorsque vous n’avez jamais rien fixé, a-t-il dit. Mais les slogans négatifs ne représentent pas la solution, [...] et la négativité ne nous fera pas gagner une guerre commerciale [...] et ne rendra pas le Canada plus fort.
Poilievre veut être
respectueux, ferme et fort
face aux États-UnisOn ne peut pas se permettre une autre décennie perdue aux libéraux
, a-t-il dit d’emblée, énumérant certains thèmes qui lui sont chers – le coût de la vie, la construction de logements et la sécurité. 
affaibli l'économie, l’armée et les frontières
, laissant le pays vulnérable devant le président américain. partager la colère
des Canadiens à l'égard des menaces de M. Trump visant l’économie et la souveraineté du pays. On doit convertir notre colère et anxiété en action
, a-t-il plaidé. On peut être à la fois respectueux, mais ferme et fort, et je vais être les trois
, a-t-il promis. Je veux le contraire de Donald Trump
, a soutenu M. Poilievre. Selon lui, ce sont les politiques économiques des libéraux qui ont affaibli le Canada
et qui font l’affaire du président des États-Unis.Le Bloc promet un ton
positif
Cet environnement de menaces tarifaires et de négociations commerciales, a-t-il dit, sera au centre de la campagne
. Il s’agira, sans contredit, a-t-il reconnu, de la question de l’urne
. 
deux nations différentes
. Il a promis d’opposer la confiance et la raison
à la peur
que suscite Donald Trump.des alliés
pour affronter cette crise. Une attitude positive et de collaboration
, menée par une nouvelle itération du Bloc québécois, plus sereine que par le passé
, a-t-il dit, avant d’ajouter, sourire en coin : Je ne promets rien
.Mais des alliés, ça se comporte en égal. Ça s'assure que tous les membres de l'alliance sont entendus et écoutés
, a-t-il nuancé, promettant de mettre de l’avant dans les campagnes des enjeux qui touchent les Québécois, comme la gestion de l’offre, l’art et la culture et l’environnement. Le NPD s’en prend aux libéraux et aux conservateurs
Du cœur au ventre
, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a entamé son point de presse en rappelant que sa formation est à l’origine de plusieurs mesures sociales adoptées à Ottawa au cours de la dernière année, comme l’assurance médicaments et le Régime canadien de soins dentaires.passé sa carrière à enrichir les riches PDG sur le dos des gens
. Il va continuer de le faire
, a-t-il ajouté. 
conclure des accords dans les coulisses
avec les milliardaires et les gros pollueurs
. Lorsque la situation sera encore plus difficile, il va se mettre de côté et non pas à vos côtés. Ce n’est pas du leadership
, a déclaré le chef néo-démocrate. le seul candidat
qui n’a pas reçu l’appui d’un responsable de l’administration américaine.traiter
avec un libéral, tandis que le milliardaire Elon Musk a déjà appuyé les conservateurs sur sa plateforme X.Le Parti vert veut une meilleure redistribution de la richesse

Le Canada n’est pas brisé. Il est truqué. Il enrichit quelques-uns aux dépens de la majorité.
Il y a une seule chose de certaine au Canada, c’est qu’on ne laisse personne derrière
, a dit M. Pedneault, promettant une campagne axée sur la répartition de la richesse.On doit pouvoir dire : "Prends ça, Donald Trump!"
, a-t-elle déclaré.
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