Tarifs douaniers de la Chine : un producteur de porc soutenu par le marché local
Les tarifs douaniers imposés par la Chine sur le porc canadien sont entrés en vigueur le 20 mars. Si cette mesure peut faire mal à l’industrie porcine, qui exporte chaque année un demi-milliard de dollars de produits en Chine, des producteurs qui privilégient le marché local, comme Ben Martins Bartel, sont moins inquiets. Ben Martins Bartel est propriétaire de la ferme Grovenland Farm près de Lanigan, en Saskatchewan. Il vend sa production directement à ses clients un peu partout dans la province. Depuis l’annonce des tarifs par la Chine, il note une augmentation de la demande pour le porc produit localement. Selon Ben Martins Bartel, l’industrie du porc pourrait mieux résister aux perturbations du marché mondial si elle était davantage composée d’un mélange de fermes de taille petite, moyenne et grande. Les tarifs de 25 % imposés par la Chine viennent à la suite de l’imposition par le Canada de tarifs douaniers sur l’importation de véhicules électriques chinois, en novembre dernier. Le Canada exporte une valeur de 4 milliards de dollars de porc par an, donc un demi-milliard en Chine. (Photo d'archives) Photo : Facebook Denis Picard Professeur associé en économie agricole à l’Université de la Saskatchewan, Eric Micheels explique que la Chine est un marché clé pour le porc canadien, bien qu’il ne s’agisse pas du seul pays vers lequel vont les exportations. Cela s’explique parce que la Chine achète aussi du porc d’autres pays, comme le Brésil et l’Espagne, alors que les producteurs canadiens tenteront de trouver d’autres marchés pour leurs produits. Le directeur général des Producteurs de porc de la Saskatchewan, Mark Ferguson, rappelle que le Canada exporte pour un demi-milliard de dollars en Chine, alors que les exportations totales valent 4 milliards de dollars. Au beau milieu des tensions commerciales actuelles entre la Chine, les États-Unis et le Canada, Ben Martins Bartel espère que les Canadiens seront de plus en plus nombreux à choisir les produits locaux. Avec les informations de Jeffery TramNous avons une petite base, alors nous avons besoin de diversifier notre ferme, explique-t-il. Nous produisons de la nourriture, plutôt des produits.
Je reçois beaucoup d’appels et de courriels, dit-il. Mais avec le cochon, ça prend de 8 à 10 mois pour augmenter la production. En ce moment, la demande pour mes produits dépasse ma capacité de production.

La Chine est le troisième marché en importance pour le porc canadien, dit-il, mais nous sommes probablement plus dépendants de la Chine qu’elle n’est dépendante de nous.
La part de la Chine est donc importante
, rappelle-t-il.La meilleure chose que les producteurs peuvent faire en ce moment, dit-il, est de rester aussi efficaces que possible. C'est ce qui rend le porc canadien compétitif.
Cette relation entre les agriculteurs et les consommateurs, quand votre voisin produit votre nourriture, c’est bon pour nous, affirme le producteur. Et à long terme, c’est une bonne chose pour tout le monde.
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