Agrandissement de l’hôpital d’Amos : les yeux tournés vers le budget Girard
La Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana a des attentes bien précises à la veille du dépôt du budget provincial 2025 et du Plan québécois des infrastructures (PQI). Le projet d’agrandissement et de rénovation du bloc opératoire et de l'urgence à Amos trône au sommet des priorités pour l’organisme. Annoncé en 2019, le projet se présente sous une nouvelle mouture depuis l’an dernier. Plutôt que de se réaliser en deux phases, il est maintenant prévu de le faire en une seule phase, plus imposante, ce qui répond à une demande récurrente du milieu. La mise à niveau du bloc opératoire est particulièrement cruciale pour assurer la pérennité des services chirurgicaux en Abitibi-Témiscamingue, et par la bande, du centre de traumatologie régional. Toutefois, le rejet d’une motion puis d’une pétition en appui au projet au cours des derniers mois par le gouvernement caquiste suscite de l’inquiétude dans la région. À chaque rejet, les députés de la région ont assuré que le projet était toujours une priorité et que le travail se faisait surtout auprès du ministre des Finances, Éric Girard, pour que le projet soit inscrit au budget et au PQI. Les espoirs du président Claude Balleux reposent donc maintenant sur le budget que doit déposer Éric Girard. On est rendus là. On se fait dire depuis quelques semaines que tous les signaux sont positifs pour que ce projet soit inscrit au Plan québécois des infrastructures, le PQI, alors c’est certain que nos espoirs sont très élevés. Le 10 mars dernier, le ministre régional Jean Boulet a d’ailleurs réitéré aux membres de la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana que le projet était toujours une priorité pour son gouvernement. Claude Balleux s’attend aussi à voir des mesures qui viendront soutenir l’innovation des PME et autres entreprises, afin de les rendre plus productives dans le contexte de l’incertitude générée par la guerre commerciale qui se dessine avec les États-Unis. Claude Balleux, président de la Chambre de commerce et d'industrie d’Amos-Harricana. (Photo d'archives) Photo : Gracieuseté de Pier-Anthony Breton Québec doit aussi investir pour résorber les effets de la crise du logement, qui nuisent à l’attractivité et à la rétention de la main-d’œuvre, selon lui.Monsieur Boulet ne nous a pas dissuadés. Au contraire, il nous a confortés dans l'idée que le projet était prioritaire, que les signaux sont au vert, et qu'il l'appuie personnellement. C'est notre ministre régional, alors on s'attend à ce que sa parole ait du poids
, affirme Claude Balleux.Soutenir les entreprises

Les entreprises vont avoir besoin d'être plus performantes pour faire face soit aux tarifs, soit à l'incertitude générée par les promesses de tarifs. Déjà, j'ai des contacts avec des gens qui me disent : “J'ai des clients potentiels qui ont mis leurs projets sur la glace en attendant de savoir ce qui va se passer”. Donc, les incertitudes se manifestent déjà dans le chiffre d'affaires de certains
, fait valoir M. Balleux.À partir du moment où tu veux soutenir ou participer à des projets comme celui de Dumont Nickel, la problématique du logement et des places en garderie prend toute son importance. C’est beau de vouloir accueillir des travailleurs, mais ce sont des humains qui vont évoluer dans une société
, souligne Claude Balleux.
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