La rivière Matane toujours sous surveillance
L’avis d’évacuation en vigueur depuis samedi pour les secteurs en bordure de la rivière Matane a partiellement été levé lundi par la Ville de Matane, même si le cours d’eau demeure sous surveillance. Un embâcle d’environ cinq kilomètres est toujours formé sur la rivière dans le secteur sud de la ville. Les résidents de la route Léonidas-Lapierre et certains résidents de la route du Centre-de-Ski, avant l’adresse 244, peuvent malgré tout réintégrer leur domicile. Huit adresses au-delà du 244 route du Centre-de-Ski, situées après l’entrée du Mont-Castor, demeurent toujours inaccessibles de manière préventive. Les personnes concernées peuvent être prises en charge par la Croix rouge. Georges Ouellet habite le secteur depuis maintenant sept ans. Il était aux premières loges de cette crue printanière. C’est toujours impressionnant. À tous les printemps quand ça fait ça, on se sent tout petit à côté de la rivière. C'est la première fois que Georges Ouellet est évacué de la sorte lors de la crue printanière. Photo : Radio-Canada / Myriam Ouellette Après quelques minutes d’agitation, tout s’est immobilisé devant la résidence de Georges Ouellet, qui a pris la décision d’aller faire des courses au centre-ville, question de laisser passer l’embâcle. Même s’il garde le moral, M. Ouellet envisage la possibilité que son sous-sol ait été inondé. La Sécurité civile confirme quant à elle que trois résidences ont été inondées en fin de semaine. La rivière Matane n’est pas inconnue aux embâcles, mais l’endroit où l’embâcle s’est formé cette fois-ci — en amont de la rivière — est un peu plus inhabituel, constate la Sécurité civile. Tout ça doit être regardé comme un tout, au niveau du comportement de la rivière et des prévisions météo. Pour l’instant, on annonce du froid, pas de précipitations liquides et pas nécessairement de fonte, donc le débit est encore appelé à diminuer dans les prochains jours. Et devant un embâcle en amont de la rivière, est-ce que le véhicule avec la pelle excavatrice amphibie, communément appelé Eddy Métivier indique que les équipes municipales effectueront une surveillance 24h/24h de la rivière. Photo : Radio-Canada / Myriam Ouellette La fin de semaine a été La station accueillait samedi le Beaver Jam, un événement de descente acrobatique de ski et de planche à neige, qui a finalement dû être écourté devant les craintes de débordements de la rivière Matane. Le centre de ski Mont-Castor a été évacué samedi en raison de sa proximité avec la rivière. Photo : Radio-Canada / Myriam Ouellette Au moins 300 personnes ont été évacuées de la montagne, du chalet et du stationnement en environ 30 minutes, indique M. Finn. Martin Finn est le directeur général de la Corporation de gestion récréotouristique de Matane, qui chapeaute notamment le centre de ski du Mont-Castor. Photo : Radio-Canada / Myriam Ouellette Martin Finn demeure optimiste pour la suite des choses. L’équipe du Mont-Castor prévoit reprendre les opérations de damage dès qu’elle aura accès à nouveau à la montagne. Avec les informations de Stéphanie Rousseau.Considérant la baisse du débit de la rivière Matane, le Municipalité peut procéder à une réintégration de certaines résidences de certains secteurs
, explique le directeur général de la Sécurité civile et incendie pour le Bas-Saint-Laurent, Hugo Martin.On aurait dit que la rivière décollait avec les glaces, ça roulait environ à 15 kilomètres par heure. C’était impressionnant, on est sorti de la maison pour aller voir, il passait des arbres et d’immenses morceaux de glace
, raconte-t-il.
Je n’ai pas pu retourner chez moi
, lâche-t-il en rigolant. Ils m’ont laissé passer une fois pour que j’aille installer mes pompes, prendre des affaires et essayer de prendre mes [chats].
J’ai deux pompes en fonction depuis que je suis parti samedi, mais on sait jamais, parce que quand on n’est pas là, elles peuvent arrêter n’importe quand. Si elles n’arrêtent pas, je suis chanceux, sinon je vais être malchanceux
, se résigne Georges Ouellet.Dégager l’embâcle?
On va solliciter des experts dans le domaine pour nous outiller et surtout aider la Municipalité dans sa prise de décision [ ] Est-ce qu’on parle de bris? De la démanteler? C’est possible que la météo fasse le travail aussi
, précise Hugo Martin.la grenouille
, pourrait être utilisé? Réponse courte : non, selon le maire de Matane, Eddy Métivier.Le tirant d’eau n’est pas assez élevé pour qu’un bateau ou une barge puisse travailler efficacement dans ce secteur-là
, explique-t-il. La grenouille a terminé son travail en aval du barrage […] où elle peut faire son travail librement
, ajoute le maire.
Des festivités à l’eau
très mouvementée
pour le directeur du centre de ski Mont-Castor, Martin Finn, qui aurait préféré que ses opérations profitent de cette fin de semaine clémente et ensoleillée.
Pendant une journée d’opération, c’est la toute première fois qu’on est obligé d’évacuer quand il y a des adeptes sur les pentes
, ajoute-t-il, soulignant au passage l’efficacité de l’équipe de patrouille et de son personnel sur le terrain.
Le refroidissement des dernières heures à calmer les ardeurs de la rivière, donc ça nous donne une chance et en même temps, ça solidifie notre base de neige ce qui nous permet d’opérer un peu plus longtemps
, mentionne-t-il.
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