Une étude sur l'attachement à la langue et la culture francophones

Eric Robitaille s’est entretenu avec les auteurs d’une recherche sociolinguistique sur ce qui explique l’attachement à la langue et à la culture francophone.
L’étude devrait durer pas moins de 20 ans et elle est menée par Valérie Raymond, professeur en français langue 2de et en linguistique à l’école des arts libéraux de l’Université Laurentienne.
Elle est accompagnée d’Olivier Bonin-Ducharme un étudiant en 4e année en sociologie à l’Université Laurentienne et qui est son assistant de recherche.
La recherche s’intitule Le bilinguisme précoce et le maintien de la langue française en Ontario, quelques enjeux et perspectives
.
Un bilinguisme précoce, c’est un bilinguisme individuel où les langues sont apprises en bas âge
, explique Mme Raymond.
Son assistant de recherche Olivier Bonin-Ducharme se souvient de sa propre expérience avec le bilinguisme.
C’était seulement en français à la maison, ça l’a toujours été, même avec mes grands-parents, avec mes oncles […]. J’ai appris mes premiers mots en anglais avec des amis à l’école
, explique-t-il.
« C’est vraiment concrètement en 4e année, quand on a commencé les cours d’anglais que j’ai commencé à apprendre un peu plus, puis éventuellement, j’ai été capable d’apprendre l’anglais dans diverses activités avec des amis et avec le curling. »
Pour sa part, Valérie Raymond explique qu’elle est une francophone d’Ontario vraiment de Sudbury
.
Je suis allée à l’école en français. À la maison, ça se passait uniquement en français. Ça se passe toujours uniquement en français chez nous. Et puis j’ai appris l’anglais dès la 3e année à l’école avec beaucoup d’anxiété. Mais j’ose dire que j’ai bien maîtrisé les 2 langues
, souligne-t-elle.
L’intérêt qu’elle a pour sa recherche vient de son envie de mieux outiller les familles et les jeunes pour qu’ils sachent comment faire pour assurer le bilinguisme
.
« Donc qu’on acquière bien les 2 langues, qu’on les maintienne et qu’on les conserve tout au long de la vie. Qu’il n’y ait pas ce déclin qui est très normal en minorité. »
La recherche de Mme Raymond consiste concrètement en une étude longitudinale qui va suivre le parcours de jeunes bilingues ou qui sont en train de devenir bilingues.
On aimerait les suivre de la petite enfance à travers l’enfance, la préadolescence, l’adolescence jusqu’à l’âge de jeune adulte pour vraiment pouvoir identifier les moments où la dominance linguistique pourrait changer […] vraiment voir un peu comment ils vivent leur bilinguisme et ce qui fait en sorte qu’ils sont influencés de manière positive ou négative par la langue de la majorité
, explique-t-elle.
Advertising by Adpathway




