Voies réservées en banlieue : la Caisse contredit le ministre Julien
CDPQ Infra n’a pas l’intention de pallier l’abandon de la desserte des banlieues de Québec par le gouvernement Legault. À moins d’un revirement, le projet de réseau structurant risque d’être réduit à un simple tramway. La déclaration vient contredire la prétention du cabinet de Jonatan Julien, qui plaide depuis jeudi que la desserte des banlieues larguée par son gouvernement est maintenant Au total, 100 kilomètres de voies réservées aux autobus devaient s’ajouter aux artères stratégiques de Québec pour mieux desservir la couronne nord. L’ambitieux plan, dévoilé par le gouvernement Legault en 2021, était évalué à environ 850 millions de dollars. L’initiative devait notamment permettre de réduire les temps de déplacement dans la périphérie de Québec et favoriser le Or, CDPQ Infra va plus loin afin d’expliquer les limites de l’entente signée avec le gouvernement en décembre dernier. Si le Plan Cité propose bel et bien l’aménagement de 30 kilomètres de voies réservées afin de compléter le tracé du tramway, la Caisse ne s’est jamais engagée à les réaliser. Sa seule obligation est de préparer la construction d'un premier tronçon de tramway à un coût estimé de 7,6 milliards de dollars. Le mandat octroyé par le gouvernement à CDPQ Infra est de planifier le volet tramway de la phase 1 du Plan Cité, soit un nouveau réseau de tramway moderne de 19 kilomètres qui reliera les secteurs de Le Gendre, de Sainte-Foy, de l'Université Laval, de la colline Parlementaire, de Saint‑Roch et de Charlesbourg. Le président et chef de direction de CDPQ Infra, Jean-Marc Arbaud, au moment de la signature de l'entente avec le gouvernement du Québec, en décembre dernier. Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel Est-ce à dire que l’abandon de l’initiative caquiste signifie qu’aucune voie réservée ne viendra accompagner la construction du tramway de Québec? Selon la Caisse, la proposition d’ajouter 30 kilomètres de voies réservées à la première phase du tramway n’a pas été retenue par le gouvernement. Avec les 100 kilomètres annoncés par le ministère en 2021, le réseau devait constituer une véritable toile de la mobilité ayant pour centre l’épine dorsale du tramway. L’annulation des voies réservées qui devaient accompagner le projet de tramway est un changement d’orientation majeur pour le gouvernement Legault. Pendant des années, la Coalition avenir Québec (CAQ) a réclamé des changements, retardant le projet mené successivement par les maires Labeaume et Marchand, sous prétexte qu’il desservait mal la périphérie de Québec. Sous le feu des critiques depuis la semaine dernière, le ministre responsable des Infrastructures et de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, blâme l’état fragile des finances du Québec pour expliquer l’abandon de pans entiers du projet de tramway. Devant les appels à sa démission, il défend la gestion des projets de mobilité dans la région. Il faut respecter la capacité de payer des Québécois et garantir la saine gestion des ressources publiques, qui ne sont pas illimitées. Dans une déclaration acheminée à Radio-Canada, Jonatan Julien réitère son intention de faire cheminer le Plan Cité Le cabinet de la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, n’a pas souhaité commenter le dossier.Dans le cadre de notre mandat, le déploiement des voies réservées n’appartient pas à CDPQ Infra
, précise la porte-parole, Claudie Côté-Chabot.intégrée
au projet de tramway piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).rabattage
des usagers du transport en commun vers la ligne de tramway.Un mandat limité

Les voies réservées au panier
Le Plan Cité présenté en juin 2024 recommande l’aménagement de 30 km de nouvelles voies réservées aux autobus sur l’A-20 est, l’A-440 et l’A-40 est
, explique Claudie Côté-Chabot.Saine gestion
une étape à la fois
. Le gouvernement Legault se montre par ailleurs ouvert à une réévaluation
des projets de la Capitale-Nationale à l'avenir.
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