Le Manitoba célèbre sa première Journée de visibilité bispirituelle et transgenre
Ce lundi marque officiellement la première Journée de visibilité bispirituelle et transgenre de l’histoire du Manitoba. La désignation a été officialisée en mai dernier par l’adoption du projet de loi 208. Pour marquer le coup, le gouvernement du Manitoba annonce un investissement de 1,6 million de dollars pour soutenir les personnes transgenres et bispirituelles de la province. Avec plus d’un million de dollars, la Trans Health Klinic reçoit la majeure partie de l’enveloppe annoncée lors d’une cérémonie au Palais législatif par Nahanni Fontaine et Uzoma Asagwara, respectivement ministres responsable de l’Égalité des genres et ministre de la Santé. Appuyer l’affirmation de l’identité de genre des personnes au Manitoba fait partie des soins médicaux essentiels. La province investit aussi 150 000 $ en soutien à 2Spirit Manitoba et poursuit son financement continu de 473 000 $ au programme Gender Diversity and Affirming Action for Youth de Soins communs Manitoba. Une cérémonie a eu lieu au Palais législatif du Manitoba pour souligner la première Journée de visibilité bispirituelle et transgenre de l'histoire de la province. Photo : Radio-Canada / Adam Yadaoui Aujourd’hui, marque un moment historique pour les membres des communautés autochtones et 2ELGBTQQIA+ du Manitoba, souligne la présidente du conseil d’administration de 2Spirit Manitoba, Alex Wilson. Elle affirme que ce financement aidera son organisme à continuer son travail pour que toutes les personnes bispirituelles ou ayant une identité autre puissent s’épanouir avec fierté et dignité. Cette première Journée de visibilité bispirituelle et transgenre au Manitoba a aussi été soulignée à l’extérieur des murs du Palais législatif, notamment dans des campus universitaires. Ce dernier, qui choisit d’utiliser un autre prénom que celui qui lui a été donné à la naissance, était des premières discussions à l’Assembléee législative entourant l’officialisation du 31 mars au Manitoba. Indie aimeriat que le gouvernement fédéral en fasse davantage pour sa communauté. Photo : Radio-Canada Il était parmi la vingtaine de personnes qui se sont rassemblées ce lundi matin devant l’Université de Winnipeg, où le drapeau transgenre a été hissé pour la toute première fois. Lorsque l’étendard bleu, rose et blanc a atteint le sommet du mât, Indie, qui est le président de l’Association étudiante queer de l’université, a poussé un cri de joie. Un autre étudiant, Molly Vanderwater, a prononcé un discours lors de la cérémonie. Il a parlé de ce à quoi ressemble la réalité de nombreuses personnes trans de nos jours. La haine se répand comme une traînée de poudre sur Internet. C’est plus que difficile de vivre avec cela, d’exister malgré cela, de persévérer, alors qu’une partie vociférante du monde se dévoue à nous effacer. «La vie est plus que dure pour les personnes trans de nos jours, surtout pour les membres de notre communuauté qui sont aux États-Unis», déclare Molly Vanderwater. Photo : Radio-Canada Il a cependant conclu son discours avec un message d’espoir, rappelant que l’expérience trans est aussi parsemée de moment de grand bonheur. Environ une personne sur 300 âgée de 15 ans ou plus se dit bispirituelle, transgenre ou non binaire, selon le dernier recensement canadien. Avec des informations d’Ilrick Duhamel et de Rachid Nahli. Charlotte Nolin a aujourd'hui 67 ans et accompagne désormais des femmes dont elle a partagé la vie.
Photo : Radio-Canada / Bertrand Savard
Nous envoyons ainsi un message aux personnes queers et transgenres de la province : vos vies sont magnifiques et valorisées
, déclare par voie de communiqué Uzoma Asagwara, qui s’identifie iel-même comme non binaire.Une première à l’Université de Winnipeg
Il y a des célébrations partout dans la province aujourd’hui. Je suis vraiment heureux de constater cela
, déclare Indie, un étudiant de l’Université de Winnipeg.C’était vraiment beau de voir des politiciens et des politiciennes trans pouvoir partager cela avec nous
, affirme-t-il.
Je suis vraiment très excité à propos de ce qui se passe!
, s’est-il ensuite exclamé.La plupart de nos expériences sont définies par l’exclusion. Il y a des endroits où nous n’avons pas le droit d'aller, des gens qui refusent de nous regarder dans les yeux ou qui cherchent à nous faire du mal lorsqu’ils en ont l’occasion
, raconte-t-il.
Souvenez-vous de l’euphorie que vous avez ressentie quand vous avez découvert qui vous étiez vraiment
, lance-t-il, la voix tremblante.
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