Crise des soins de santé publique : le cri d’alarme du CTC
Le Congrès du travail du Canada (CTC) a organisé lundi une conférence de presse à Nanaimo, en Colombie-Britannique, sur les soins de santé publique autour du thème « les patients avant les profits : défendre nos soins de santé publique ». Représentant près de trois millions de travailleurs du secteur de la santé, le CTC désirait, par cette conférence, recentrer les débats politiques autour de la santé publique en dénonçant un certain nombre d’évolutions des dernières années et la place prise par le secteur privé. Le vice-président exécutif du CTC, Larry Rousseau, souhaitait profiter de l’occasion pour demander aux principaux partis politiques leur position sur cet enjeu. Une question que les principaux chefs politiques, qui débattront demain en français, ne devraient pourtant pas aborder selon le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh. Pour Larry Rousseau, Pour lui, il faut renforcer le système de santé publique du Canada. Il cite comme exemple la prise en charge des soins de santé dentaire proposée par le NPD l’année dernière, Larry Rousseau demande aux partis politiques de clarifier leurs positions sur le sujet de la santé publique. (Photo d'archives) Photo : Blair Gable Toujours selon Larry Rousseau, l’engorgement des urgences, où les patients attendent parfois jusqu’à dix heures, pourrait diminuer si les gens avaient plus de facilité à se procurer les médicaments dont ils ont besoin. Il insiste sur le fait que certaines personnes sont obligées d’attendre des heures dans les hôpitaux simplement dans l’espoir d’obtenir certains médicaments qu’ils ne sont pas en mesure de se payer eux-mêmes. Un autre point faible du système de santé publique canadien concerne la rétention de la main-d'œuvre expérimentée qui tend à rejoindre le privé, dit-il. Les conditions de travail actuellement dans les hôpitaux et dans les centres de santé ne sont pas aptes à garder notre personnel, à bien les rémunérer, et à faire en sorte qu’il puisse s’épanouir. Les conditions de travail du personnel de santé sont aussi un enjeu, alors que de nombreux membres du personnel soignant exercent dans des conditions de travailleurs temporaires et sont sous-payés, Le NPD de son côté a abordé la question de la santé dans un communiqué publié le 14 avril. Pour régler certains des problèmes mis en avant par le CTC, les néo-démocrates souhaitent mettre fin à 1,5 G$ de financements du secteur privé pour les attribuer au système public. Ils proposent aussi d’augmenter la quantité de travailleurs pouvant être engagés en accélérant les procédures de reconnaissance des diplômes étrangers. Larry Rousseau est satisfait que le NPD mette le sujet en avant, mais il ajoute Certains partis ont déjà donné des pistes sur ce que serait leur politique de santé publique, mais les propositions sont peu nombreuses. Du côté du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet s’est prononcé pour demander une hausse des transferts en santé du fédéral au Québec de façon à couvrir au moins 35 % des coûts du système. Le Parti libéral du Canada entend œuvrer à la reconnaissance des diplômes des professionnels de la santé pour accroître leur mobilité, quand les conservateurs se sont surtout exprimés sur la lutte contre la toxicomanie. Le Parti vert désire étendre l’assurance maladie en y incluant les soins dentaires, l’assurance médicament et la santé mentale tout en s’opposant à la privatisation du système. De son côté, le Parti populaire abrogerait la Loi sur la santé pour que les provinces puissent adopter un système universel mixte public privé. Avec des informations de l'émission Phare Ouesttout le monde parle de monsieur Trump [...], mais pour autant, est-ce qu’on doit mettre de côté ce qui préoccupe les Canadiens et les Canadiennes? Je ne crois pas
.une chose que l’on pensait impossible, on nous disait que l’on rêvait en couleur et nous voilà avec un système de santé dentaire
.Pourquoi ne pas étendre ce système de remboursement à certains médicaments
, continue-t-il, en soulignant que certains produits, par exemple les contraceptifs ou ceux pour traiter le diabète, sont déjà pris en charge.
là où on aurait besoin d'un système stable et permanent
, déplore Larry Rousseau.Proposition de partis
que ce serait bien d’entendre les libéraux et les autres partis sur ce sujet
.
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