La décroissance économique s’invite au débat de l’UQAR
Le thème de la décroissance économique s'est imposé à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) lors du débat qui a rassemblé six des neuf candidats à l'élection du 28 avril dans la circonscription de Rimouski-La Matapédia. Quelque 300 personnes ont assisté à ce débat organisé par le Club politique du l'UQAR. Une partie de la foule qui assistait au débat à l'UQAR entre six des neuf candidats à l'élection fédérale Photo : Radio-Canada / Denis Leduc La formule du débat, avec un temps de parole égal pour chacun des participants, a permis aux trois candidats indépendants et à la représentante du Parti rhinocéros de mettre de l'avant le concept de la décroissance économique. Noémi Bureau-Civil, Tommy Lefevre, Raphaël Arsenault et Lysane Picker-Paquin du Parti rhinocéros ont plaidé, à tour de rôle, que le modèle de développement basé sur la croissance n'est pas viable d'un point de vue économique et environnemental. Ils proposent à la place de miser sur le développement économique à échelle humaine et basé sur la production locale. Ils ont, par la suite, invité les représentants des partis traditionnels à s'exprimer sur le sujet. Les candidats dans Rimouski-La Matapédia lors du débat à l'UQAR. Photo : Radio-Canada / Denis Leduc Le candidat du Bloc québécois et député sortant, Maxime Blanchette-Joncas, affirme qu'il n'est pas contre le concept, mais il a souligné ses limites. Je ne suis pas tout à fait en désaccord avec le principe de décroissance; les ressources ne sont pas infinies. Le candidat bloquiste a rappelé le défi que représente la décroissance en demandant, à haute voix : Il a ajouté que le développement de nouvelles technologies vertes pour lutter contre les changements climatiques entraîne presque nécessairement une croissance économique. Six candidats ont participé au débat électoral organisé par le Club politique de l'UQAR. Photo : Radio-Canada / Denis Leduc Pour sa part, le candidat du Parti libéral, Alexander Reford, a défendu l'idée d'une La croissance fait partie de notre économie. On peut faire la croissance de manière intelligente. À cet égard, Alexander Reford a cité sa propre gestion des Jardins de Métis. Les adversaires d'Alexander Reford n'ont pas été impressionnés par son plaidoyer. L'indépendant Tommy Lefevre a répliqué que la croissance n'est pas une option si l'on veut d'un monde écologiquement viable. Parler de croissance intelligente, j'aimerais savoir de quelle intelligence on parle. Dans le même esprit, la candidate Noémi Bureau-Civil refuse de croire à une croissance économique intelligente, un concept qui, selon elle, n'est rien d'autre qu'une opinion. Des citoyens attentifs lors du débat électoral organisé par le Club politique de l'UQAR. Photo : Radio-Canada / Denis Leduc Le débat sur la croissance et la décroissance économique a pratiquement éclipsé tous les autres sujets, à commencer par la menace tarifaire venant des États-Unis. À cet égard, les candidats bloquiste et libéral ont promis de se battre pour défendre les intérêts de la région, notamment au sujet de la gestion de l'offre. Les candidats indépendants ont, par ailleurs, remis en question le caractère réellement démocratique du processus électoral et du principe de la représentation électorale, le candidat Lefevre lançant même en fin de débat : Les candidats conservateur et néodémocrate de même qu'un quatrième candidat indépendant n'ont pas participé au débat. 

Point de vue du candidat bloquiste
Comment peut-on réaliser un projet de transport collectif, qui va diminuer les gaz à effet de serre, sans stimuler la croissance économique?

Point de vue du candidat libéral
croissance intelligente
qui s'appuie sur le développement durable
.J'ai assuré pendant 31 ans une croissance des Jardins
tout en respectant l'environnement, a-t-il affirmé. Répliques

Autres sujets de débat
Quand la mascarade des élections sera finie, la lutte doit continuer. [...] Ce n'est pas une vraie démocratie.
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