Une réforme du bracelet électronique se fait attendre à T.-N.-L.
Des défenseures des femmes pressent le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador de passer le bracelet électronique à la cheville des personnes accusées d'agression grave ou répétée contre leur partenaire intime et libérées sous caution. Le groupe Act Now estime que le bracelet électronique est une manière rapide de protéger les victimes de violences conjugales. Il n'est plus temps de faire des études et des groupes de travail. Il faut agir. La cheffe d'équipe à Iris Kirby House, Stephanie LeGrow, note que les survivantes de violences d'un partenaire intime restent peu protégées quand l'accusé reste en liberté. Stephanie LeGrow et Angie Brenton milite au comité pour la réforme sur les violences entre partenaires intimes Act Now. Photo : Radio-Canada / Henrike Wilhelm Par ailleurs, Angie Brenton pense que le bracelet électronique permettrait d'alléger le système judiciaire. Selon elle, Pour sa part, la directrice de l'Association de prévention de la violence dans l'est de la péninsule d'Avalon, Olivia Lynch, note que le bracelet électronique est un bon outil de prévention des violences conjugales dans d'autres provinces, comme le Manitoba et l'Île-du-Prince-Édouard. Cette mesure sauve des vies. On a la preuve que ça fonctionne. À l'Île-du-Prince-Édouard, par exemple, la directrice des services de prévention de la violence familiale, Danya O'Malley, note qu'aucun cas de meurtre par un partenaire intime n'a été signalé depuis 2015. Danya O'Malley est surprise que le bracelet électronique ne soit pas applicable aux accusés en liberté à Terre-Neuve-et-Labrador (Photo d'archives)
Photo : CBC / Steve Bruce Danya O'Malley croit que la surveillance électronique joue un rôle dans ces statistiques, même si elle suppose aussi qu'il est probable qu'une mort qualifiée d'accidentelle soit en réalité un homicide. Chaque niveau de gouvernement et toute personne qui travaille sur ce problème a une responsabilité personnelle d'empêcher des morts. Le ministre de la Justice de Terre-Neuve-et-Labrador, Bernard Davis, rappelle que le bracelet électronique est déjà imposé à certains condamnés. Bernard Davis rappelle aussi que son ministère mène une campagne d'éducation sur la violence contre un partenaire intime et a adopté la Loi de Clare, qui permet aux personnes qui craignent pour leur sécurité de consulter le casier judiciaire de leur partenaire. Bernard Davis insiste sur le fait que le bracelet électronique est déjà utilisé pour les condamnés à Terre-Neuve-et-Labrador (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Danny Arsenault Toutefois, le ministre ne répond pas directement à la demande des associations d'imposer le bracelet électronique à des personnes qui sont accusées, mais pas condamnées, comme l'avait promis son prédécesseur, John Hogan, en juin dernier. Le ministère de la Justice assure cependant qu'il évalue la viabilité de cette mesure pour la province. Avec les informations d'Henrike Wilhelm, de CBCQuand on ne met pas en détention les personnes à haut risque de commettre des violences contre leur partenaire intime, on doit au moins protéger leurs victimes pour qu'elles ne vivent pas dans la terreur
, dit Angie Brenton, gestionnaire de dossiers au refuge Iris Kirby House de Saint-Jean.
40 % du registre de la Cour est lié à la violences contre un partenaire intime
. Un manque de protection
J'ai vu une personne recevoir trois accusations de violences contre un partenaire intime en plus de petits délits et 17 violations de conditions. Quelles ressources cela prend-il à la Force constabulaire royale ?
, demande-t-elle.C'est surprenant. C'est inférieur à la moyenne nationale et à ce que l'on pourrait observer dans une population de notre taille
, dit-elle.
La province compte 60 systèmes de surveillance électronique dont 39 qui sont portés par des délinquants en ce moment même
, dit le ministre.D'autres mesures en place

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