Réactions de Franco-Albertains au débat des chefs en français
Lors du premier débat de la campagne électorale fédérale, les chefs se sont exprimés sur leur position en français. Plusieurs enjeux abordés lors de ce débat ont fait écho dans l’ouest du pays et auprès des francophones de l’Alberta. Nathalie Lachance, présidente de l’Association canadienne-française de l'Alberta, s'est réjouie que la question de l’immigration francophone hors Québec se soit invitée au débat. Pour renverser la tendance du déclin du poids des francophones hors Québec, le chef du Parti libéral, Mark Carney a affirmé qu’il augmenterait le taux d’immigrants hors Québec dont la langue maternelle est le français à 12 %. Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre s’est dit en accord avec la cible de 12% de Mark Carney, la qualifiant de raisonnable. Nathalie Lachance souligne que l'immigration est nécessaire pour augmenter le poids de la francophonie en milieu minoritaire. (Photo d'archive) Photo : Radio-Canada / Maxime Lamache L’Association des universitaires de la Faculté Saint-Jean (AUFSJ), se réjouit aussi de cette discussion. Louis Prince, le vice-président des relations externes de l’union étudiante de l'Association des universitaires de la Faculté Saint-Jean se réjouit que la question de l'immigration francophone en milieu minoritaire ait été abordée au débat. Photo : Radio-Canada / Caleb Perreaux La présidente de Francophonie Jeunesse de l’Alberta, Isabelle Normandeau, fut agréablement surprise d’entendre les chefs parler de la francophonie hors Québec lors du débat. Cependant, elle aurait aimé en savoir davantage. Isabelle Normandeau s’est dite heureuse d’avoir senti que la jeunesse se soit glissée dans le débat de mercredi. La présidente de Francophonie Jeunesse de l’Alberta, Isabelle Normandeau. Photo : Source : Isabelle Normandeau Cependant, Isabelle Normandeau aurait aimé que la conversation aille plus loin. Elle souligne que la jeunesse francophone doit faire face à plusieurs défis, dont notamment celui du manque d’institution francophone postsecondaire hors Québec, dont l’offre de programmes est souvent limitée. J’aurais aimé en entendre parler un peu plus sur cela et sur ce que les politiciens vont faire pour aider la jeunesse, aider les francophones. Mercredi soir, les chefs s’affronteront lors d’un deuxième débat, en anglais cette fois. Avec les informations de Caleb Perreaux.Immigration francophone hors Québec
Ça fait longtemps qu’on parle de l’importance de l’immigration pour la francophonie albertaine, c’est 32 % de la communauté francophone en Alberta qui est née à l’extérieur du pays
, dit-elle.Ça fait déjà un bon bout de temps qu'on demande qu'on atteigne 12 % pour pouvoir nous aider à revenir autour de la population francophone qu'on avait en 1971, ce qui était l'engagement qui avait été pris lors de la modernisation de la nouvelle loi sous les langues officielles
, affirme Nathalie Lachance.
On a une grande population immigrante qui vient ici au Campus Saint-Jean, alors ce sont des sujets qui touchent une grande majorité des étudiants
, affirme Louis Prince, le vice-président des relations externes de l’union étudiante de l’AUFSJ.
C’est bien de se faire reconnaître
, affirme la Franco-Albertaine, originaire du Manitoba.J’aurais vraiment aimé en savoir un peu plus sur les positions des politiciens envers les francophones hors Québec et sur leur solution pour [augmenter] le taux de francophones au Canada.
Les jeunes Franco-Albertains et l’éducation
Les jeunes, on est la prochaine génération
, fait-elle remarquer. Ça commence avec nous, ça continue avec nous.

Je pense que c’est important de comprendre que [nous] les jeunes, on veut que la francophonie augmente au Canada, on veut trouver des solutions, on veut que la francophonie soit plus, surtout hors Québec, appréciée qu’elle est en ce moment
, dit-elle.
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