Dénombrement de l’itinérance dans plusieurs villes de la région
Des centaines de personnes ont sillonné les rues dans toutes les régions du Québec, mardi soir, incluant au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pour procéder au dénombrement des personnes en situation d’itinérance.
Ce recensement permettra de mettre à jour les données sur ce phénomène en pleine croissance depuis les dernières années.
Dans la région, ce dénombrement a été effectué par les travailleurs de rue en collaboration avec le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) du Saguenay—Lac-Saint-Jean dans les rues de Chicoutimi, Roberval et Dolbeau-Mistassini.
Les travailleurs de rue, ce sont des acteurs clés du dénombrement. Ce ne sont pas des bénévoles, ce sont des visages connus, donc les gens réagissent relativement bien
, a expliqué la coordonnatrice régionale du dénombrement pour le CIUSSS, Isabelle Fortin.
En 2024, 243 personnes en situation d'itinérance étaient recensées dans la région.

La Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi. (photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Selon Mme Fortin, les personnes en situation d’itinérance comprennent l’importance de l’exercice et acceptent généralement de répondre aux questions.
L’objectif est non seulement de connaître le portrait de l’itinérance dans la région, mais aussi les raisons pour lesquelles ces personnes se retrouvent dans cette situation et si celles-ci viennent d’ici ou d’ailleurs. On s’assure aussi de vérifier si les services offerts par les organismes communautaires et le CIUSSS sont adaptés à leur réalité.
Il y a toujours la possibilité que les gens puissent refuser le questionnaire, mais je vous dirais qu’on a eu une belle réponse et les gens sont bienveillants et acceptent de répondre. On leur donne une compensation de 10 $ sous forme de carte-cadeau. Ça permet parfois de les motiver à répondre parce que ça prend quand même 20 minutes pour répondre
, a expliqué Isabelle Fortin.
Manque de ressources
Le maire de Roberval, Serge Bergeron, est à même de témoigner l’augmentation du phénomène dans sa municipalité depuis les dernières années. Il est d’ailleurs membre du comité sur l’itinérance de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).
Serge Bergeron aimerait que davantage de sommes soient allouées à la lutte contre l’itinérance, notamment en augmentant le nombre de logements abordables.
C’est une opération importante et on n’a pas de surprise en apprenant que l’itinérances est en augmentation. On qu’à avoir le niveau de pauvreté qu’on vit dans nos municipalités [...] Il y a une belle collaboration entre les organismes communautaires [...] mais on sent qu’il y a une limite quelque part parce qu’il y a des manques et il y a des choses dont on aurait besoin pour aller plus loin, a-t-il exprimé au micro de Place publique.
Le résultat du dénombrement devrait être connu dans les prochains mois.
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