Des Sénateurs en confiance et en santé pour les séries
La plupart des équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) déjà qualifiées pour les séries ont mis au repos plusieurs joueurs vedettes au cours des derniers jours. Les Sénateurs ont utilisé la stratégie inverse pour leur dernière rencontre de l’année face aux Hurricanes. Seuls les défenseurs Thomas Chabot et Artem Zub ne sont pas habillés pour le duel contre la Caroline (jeudi). Le capitaine Brady Tkachuk effectue même un retour au jeu, lui qui n’a pas joué depuis le 30 mars dernier. Les joueurs n’étaient pas surpris de voir l’entraîneur présenter une formation presque complète pour cette rencontre. Pour la plupart d’entre eux, c’est la nouvelle profondeur de l’équipe qui lui a permis de se qualifier pour les séries cette saison. L'attaquant David Perron. Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis Son coéquipier Claude Giroux est du même avis. Même si les adversaires du dernier match au calendrier de la saison sont les Hurricanes, il a davantage été question des Maple Leafs dans l’entourage des Sénateurs. La série entre ces deux féroces rivaux commencera dimanche à Toronto. Le dernier Sénateur à avoir connu la L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Travis Green Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick L’expérience acquise par l’entraîneur lorsqu’il portait l’uniforme lui permettra probablement de mieux préparer ses joueurs au stress qui accompagne les grands affrontements de séries. Son adjoint, Daniel Alfredsson, a aussi été un acteur clé des succès et des insuccès de l’équipe en séries au début des années 2000. Claude Giroux déjoue un adversaire pendant un match contre les Red Wings de Détroit. Photo : Getty Images / Gregory Shamus Les jeunes pourront compter sur les Mike Amadio, Nick Cousins, Claude Giroux et David Perron pour les encadrer et les guider au cours des prochains jours. Le Québécois est d’avis que les vétérans devront toutefois doser leurs interventions. Les Maple Leafs et les Sénateurs se sont affrontés trois fois cette saison. Chaque fois, Ottawa l’a emporté (3-0, 2-1 et 4-2). Toronto a toutefois terminé au premier rang de la division Atlantique avec 106 points en 81 rencontres, alors que les Sénateurs en avaient récolté 95 au moment de publier ces lignes.Je suis prêt, je me sens bien et je voulais finir la saison sur une note positive
, a lancé le meneur après l’entraînement matinal. C’est important de revenir jouer un match. Je veux jouer chaque match chaque année.
Pour aller loin en séries, ça va prendre plus que les 20 joueurs qui jouent ce soir. On est prêts à employer n'importe qui, je pense. C’est important d’être structurés
, affirme l'attaquant David Perron. Notre mentalité ne doit jamais changer. La structure d’une équipe, c’est ce qui peut te faire gagner même quand tu n’es pas à 100 %.

C’est un peu plus dur [de jouer un match sans importance au classement]. Tu veux commencer les séries tout de suite. Mais c’est un match important pour les détails [...] et pour notre identité
, affirme ce vétéran, qui a récolté 15 buts et 35 passes en 80 matchs à 37 ans cette saison.L’avantage d’avoir Travis Green derrière le banc
bataille de l’Ontario
sur la glace se trouve derrière le banc de l’équipe. L’entraîneur Travis Green était de la formation des Leafs lorsqu’ils ont battu les Sénateurs en sept rencontres en 2002.Je me souviens d'avoir été nerveux. C’est normal quand tu joues en séries, peu importe ton expérience. Ce sera normal pour nos joueurs, je suis correct avec ça. Il faudra prendre ça un jour à la fois
, soutient l’entraîneur. Je me souviens d’avoir été fébrile : c’est pour ça qu’on joue au hockey.

Quand tu as des entraîneurs qui ont joué avant et qui ont eu la chance de jouer en séries, [ça aide], c’est sûr. Mais on a aussi d’autres joueurs qui ont joué de gros matchs. Ça aussi, ça va aider
, analyse Giroux en pensant aux vétérans mis sous contrat au cours des derniers mois.
Ce sera mon premier match éliminatoire. Être en séries, c’est un rêve devenu réalité. Tu grandis en voulant être dans la LNH. Avoir la chance de mettre la main sur la Coupe Stanley, c’est vraiment cool
, rigole Shane Pinto, qui en est à sa troisième saison complète avec cette formation.Ils doivent vivre leur propre expérience et s’amuser. On va les aider à naviguer sur des montagnes russes d’émotions, peu importe la situation. Ça reste du hockey
, dit sagement cet attaquant de 36 ans qui a remporté la Coupe en 2019.
Advertising by Adpathway









