Élections : déception et espoir d’organismes franco-manitobains après le débat des chefs
Des responsables d'organismes franco-manitobains se disent déçus par le manque de reconnaissance de la francophonie hors Québec lors du débat électoral fédéral en français, mercredi. Certains se sont par ailleurs réjouis des propos des chefs sur l’immigration. Le président de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), Derrek Bentley, s'est dit déçu que les enjeux des francophones hors Québec n'aient pas été abordés. Le président de la Société de la francophonie manitobaine, Derrek Bentley, se dit déçu que les chefs des partis fédéraux n’aient pas discuté des communautés francophones hors Québec.
Photo : Radio-Canada Pour sa part, le directeur général de la SFM, Jean-Michel Beaudry, se dit frustré par cette réalité. Même quand il y avait une question qui touchait directement la francophonie hors Québec, les chefs des partis voulaient très rapidement faire le pivot vers la francophonie au Québec. La directrice du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba, Madeleine Arbez, a fait écho de ce sentiment. Il s’agit d’une déception qui n’est pourtant pas synonyme de défaite. Elle affirme qu’il faut continuer à dialoguer au Manitoba sur des thèmes relatifs au développement économique, disant que Pour sa part, Jean-Michel Beaudry se réjouit de la promesse de Mark Carney d'augmenter les cibles de l'immigration francophone hors Québec de 10 % à 12 %. Jean Michel Beaudry ajoute qu’il aimerait même que cette cible soit portée à 15 % au Manitoba En 2024, le nombre d'immigrants francophones hors Québec représentait un pourcentage de 7,20 %, soit 1,21 de point de pourcentage de plus que la cible de 6 % fixée pour cette année-là. Lors du débat, les chefs des partis fédéraux ont été unanimes sur l'importance de créer des conditions favorables pour l'accueil et l'intégration des nouveaux arrivants. Madeleine Arbez appuie cette volonté exprimée par les responsables politiques. Jean-Michel Beaudry, quant à lui, a désormais le regard tourné sur le débat avec les représentants des chefs des partis sur les enjeux de la francophonie canadienne, prévu le 22 avril, car il dit en attendre beaucoup de propositions. Des responsables franco-manitobains ne sont pas entièrement emballés après le débat des chefs Photo : Reuters / Sean Kilpatrick Avec les informations de Joseph Hervé Ahissou et d’Abdoulaye CissokoUn débat intéressant. Beaucoup de discussion sur la francophonie. J'ai beaucoup entendu le mot Québec, mais pas hors Québec
, a-t-il observé. 
C'est évident qu'on n'est pas une priorité
, s’est-elle désolée en soupirant. Ce n'est pas nouveau, ça.
c’est important pour l’épanouissement des communautés
.Les discussions sur l’immigration bien reçues
Si on n'a pas des cibles d'immigration francophone hors Québec fortes, ça veut dire essentiellement une diminution du poids démographique des francophones hors Québec
,a-t-il affirmé.Nous avons besoin de nous assurer que nous créons des conditions que ces personnes-là méritent de retrouver pour trouver leurs places
, souligne-t-elle.
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