Rimouski–La Matapédia : la décroissance dans la mire des partis marginaux
Quatre des cinq candidats des partis marginaux dans la circonscription de Rimouski–La Matapédia font de la décroissance économique le thème principal de leur campagne électorale. Les candidats indépendants Noémi Bureau-Civil, Tommy Lefebvre et Raphaël Arsenault ont d'ailleurs lancé leur campagne conjointement le 10 avril sous le thème de la décroissance. Ce sujet a aussi dominé une bonne partie du débat des candidats qui s'est déroulé mardi à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), auquel six des neuf candidats de la circonscription ont participé. Le candidat indépendant Raphaël Arsenault ajoute qu'il ne faut pas voir la décroissance comme quelque chose de négatif. La solution passe notamment par une économie à plus petite échelle, selon Tommy Lefebvre. Noémie Bureau-Civil (à gauche), Raphaël Arsenault (au centre) et Tommy Lefebvre (à droite). Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory Cette Lysane Picker-Paquin, candidate du Parti rhinocéros Photo : lysane-picker-paquin Lysane Picker-Paquin souhaite aussi mettre au premier plan des sujets qui sont, selon elle, évacués de la présente campagne électorale. De son côté, la candidate du Parti populaire du Canada, Taraneh Javanbakht, fait de l'abolition de la gestion de l'offre l'une de ses priorités dans le cadre de la présente campagne. La candidate du Parti populaire du Canada dans Rimouski-La Matapédia, Taraneh Javanbakht Photo : Taraneh Javanbakht Mme Javanbakht croit que ce système contribue à dévitaliser les villages comme celui qu'elle habite, soit La Rédemption. La candidate d'origine iranienne propose également de freiner Avec la collaboration de Gabriel Paré-Asatoory et Denis LeducCe que je reproche au système et au gouvernement, c'est d'être à la solde de l'entreprise mondialisée puis de la croissance économique infinie qui n'est, dans les faits, pas soutenable d'un point de vue écologique, injuste au niveau social
, estime Noémi Bureau-Civil.Ce n'est pas une question d'appauvrir tout le monde. C'est une question de partager mieux. Globalement, notre objectif, ce n'est pas une croissance infinie
, renchérit Raphaël Arsenault.On parle des tarifs de [Donald] Trump. C’est un symptôme du capitalisme. Si on ne décide pas de faire une production qui est plus intelligente, plus locale, on va toujours être pris là-dedans
, croit-il.
croissance infinie
se fait aussi au détriment de la santé mentale de la population, croit la candidate du Parti rhinocéros, Lysane Picker-Paquin.Les enjeux de santé mentale, je ne crois pas qu'on en aurait autant si l'on n'était pas dans une société qui pousse à la productivité, qui pousse aussi à l'accaparement des richesses par certains individus
, lance-t-elle. Le fait de vivre dans la pauvreté ça créer des enjeux de santé mentale et ça, c'est le capitalisme qui crée ça
, ajoute-t-elle.
On doit parler de décolonisation, de respect de la souveraineté des Premières Nations, d'enquête sur le racisme systémique au sein des forces policières
, énumère-t-elle. Abolir la gestion de l'offre
Il y a beaucoup de familles qui ont perdu leur ferme de petite et de moyenne taille à cause de ce règlement
, croit-elle.
Malheureusement, depuis plusieurs années, nous avons perdu la population dans les zones agricoles parce que les gens étaient limités avec les quotas de lait et les autres règlements restrictifs, donc ils ont quitté les villages
, indique-t-elle.l'immigration de masse
au pays en accueillant un maximum de 150 000 immigrants par année, comme dans les années 2000
, indique-t-elle.
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