Début des travaux de la table pour l’avenir de la villa Frederick-James
Au lendemain d’une première rencontre avec la Sépaq, future propriétaire de la villa Frederick-James, la table de concertation qui se penche sur l’avenir des lieux peut commencer ses travaux. Elle souhaite proposer un plan d’affaires pour une gestion culturelle du bâtiment patrimonial.
On a compris [lundi] que la porte est ouverte et qu’il y a de l’espoir
, mentionne d’emblée le porte-parole de la table de concertation, Pierre Wilson.
Le regroupement doit se pencher sur plusieurs éléments, soit la définition des objectifs et des champs de pratique, le processus de sélection des activités, le modèle de gestion et de gouvernance ainsi que la question budgétaire.
Quand on a parlé d’autonomie de l’organisme qui pourrait gérer [le lieu], ils ne sont pas contre et ils veulent bien sûr entendre notre projet lorsqu’il sera un peu mieux défini
, explique M. Wilson.
Il faut encore qu’on puisse convaincre tout le monde qu’on a éventuellement un plan d’affaires qui se tient puis la capacité de gérer l’espace au niveau des activités comme telles.

La villa Frederick-James avait été sélectionnée pour accueillir l'Espace bleu de la Gaspésie. Québec a tout de même terminé sa restauration, qui était déjà bien entamée au moment de laisser tomber le projet des Espaces bleus. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat
Le président-directeur général de la Sépaq, Martin Soucy, était de cette première rencontre avec la table de concertation lundi. À l’instar du ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, il croit lui aussi que la villa doit devenir un lieu de diffusion culturelle.
Les discussions qu’on a eues confirment que ce sera un modèle à inventer, mais une destination qui va carrément être de diffusion culturelle
, affirme Martin Soucy.

Le président-directeur général de la Sépaq, Martin Soucy. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
Pour ce faire, le PDG de la société d’État en appelle à l’harmonie et à l’entente entre les différents organismes de la communauté culturelle de Percé et des environs.
Il faut maintenant voir quels sont les souhaits du milieu, comment on peut l’habiter, quelle sera la grille d’animation, [comment] elle sera utilisée [et] sur quelle période de l’année. Et ça, ce sont des discussions tout le monde ensemble
, précise M. Soucy.
On pense que les prochaines semaines vont permettre de rallier les positions et de trouver la meilleure approche pour bien habiter ce lieu, et qu’il soit vivant et [...] une fierté pour les gens de la région.
Des rencontres entre la Sépaq et la table de concertation sont déjà prévues en juillet et septembre prochain.
Désaccords persistants
Des inquiétudes et des voix discordantes se sont fait entendre dans les dernières semaines concernant la vocation que pourrait avoir la villa Frederick-James.
Entre autres, le président de l’organisme Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu, a réitéré que la vocation de la table de concertation tendait trop vers les arts visuels.
Il estime aussi qu’il aurait été préférable qu’une firme spécialisée, plutôt que la table de concertation qui travaille bénévolement, se penche sur ce plan de travail.
Quand on arrive à un moment où il faut préparer un concept et un plan de gestion et d’intervention au niveau programmation, je pense qu’il faut confier ça à une firme dans le domaine, […] sinon les discussions risquent de s’éterniser comme c’est le cas depuis un an
, explique M. Fallu.
On dirait qu’actuellement, ni le député ni la Sépaq ne veulent prendre en charge ce dossier-là, alors que c’est à eux de le faire pour que ce soit fait correctement, avec une firme externe.

Jean-Marie Fallu est le président de Patrimoine Gaspésie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
La table de concertation regroupe des artistes, le musée Le Chafaud, ainsi que des organismes comme Culture Gaspésie, Courant culturel Rocher-Percé, la MRC du Rocher-Percé et le centre d’artistes de la Baie-des-Chaleurs, Vaste et Vague. Le regroupement bénéficie d’une subvention de 28 000 $ pour plancher sur une proposition de vocation pour la villa.
Pierre Wilson rappelle que M. Fallu faisait initialement partie de la table de concertation avant de s’en retirer.
La table est bien positionnée et pour la Sépaq, la table devient l’interlocuteur privilégié. Donc, s’il y a d’autre monde, en patrimoine ou en autres chose qu’en arts visuels pour diversifier les pratiques, qui veulent venir influencer, [la Sépaq] suggère qu’on les intègre à la table et nous, on n’a pas de problème avec ça
, indique M. Wilson.
Jean-Marie Fallu n’écarte pas la possibilité de retourner à la table de concertation si on le contactait à cet effet.
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