En Alberta, la séparation n’est pas gagnée d’avance
À la question de savoir s'ils se sentent plus attachés à l'Alberta ou au Canada, 34 % des Albertains choisissent leur pays plutôt que leur province, révèle un sondage commandé par CBC/Radio-Canada. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 20 % d'il y a cinq ans. L'étude d'opinion (nouvelle fenêtre) (en anglais) menée par Janet Brown Opinion Research, concerne un échantillon aléatoire de 1200 Albertains. À la question de savoir si l'Alberta se porterait mieux si elle se séparait du Canada, 67 % des personnes interrogées ont répondu par la négative, tandis que 30 % ont répondu par l'affirmative. Ces résultats sont presque identiques à ceux d'un sondage similaire qui avait posé la même question cinq ans plus tôt. Par contre, parmi les Albertains qui ont répondu par l'affirmative, ils sont plus nombreux qu'il y a 5 ans à avoir répondu Dans le cadre du sondage, il leur a également été posée la question de savoir s'ils voteraient en faveur de la séparation de la province. Il ressort que 28 % des Albertains ont indiqué qu'ils voteraient pour si un référendum était organisé aujourd'hui, tandis que 67 % s'y opposeraient, et 5 % se disent indécis. Le sondage suggère que les récentes tensions commerciales avec les États-Unis, notamment à cause des tarifs douaniers et des menaces d'annexion du président Donald Trump, ont eu un impact distinct sur la façon dont les Albertains perçoivent leur province et leur pays. La société albertaine semble se diviser en deux groupes : ceux qui sont très préoccupés par les tarifs douaniers et ceux qui ne le sont pas autant. Ces derniers sont en fait plus préoccupés par Ottawa que par Washington. Les Albertains stressés par la guerre commerciale ont exprimé un attachement significativement plus élevé au Canada, tandis que ceux qui se disent moins inquiets manifestent un attachement plus fort à l'Alberta, selon l'étude. Selon Janet Brown, les résultats du sondage montrent qu'un Cette polarisation représente un défi particulier pour la première ministre albertaine Danielle Smith. Selon le sondage, 54 % des partisans du Parti conservateur uni (PCU) voteraient en faveur de la séparation, tandis que les supporters du Nouveau Parti démocratique (NPD) y sont presque tous opposés. Frédéric Boily, professeur en sciences politiques à l'Université de l'Alberta, estime pour sa part que le gouvernement fédéral doit prendre au sérieux ce mouvement, qui n'est Il souligne aussi l'importance de ne pas faire d'amalgame entre D'après les informations de Robson FletcherPlus nous parlons de séparation, plus les gens affirment se sentir attachés au Canada
, analyse la sondeuse Janet Brown.tout à fait d'accord
à la question. La proportion passe ainsi de 12 % en mai 2021 à 17 % aujourd'hui.Nous observons une polarisation aux deux extrémités du spectre
, explique Janet Brown.L'effet Trump
Lorsqu'on examine les données de plus près, il existe définitivement un lien
, affirme Mme Brown.Implications politiques
oui
à un hypothétique référendum sur la séparation échouerait presque à coup sûr, mais révèlent en même temps l'existence d'une minorité non négligeable de personnes qui prennent cette idée au sérieux
.Danielle Smith doit gérer une base électorale divisée sur la question du séparatisme, alors que le chef du NPD Naheed Nenshi dispose d'une base unanime sur cette question
, analyse Janet Brown.pas éphémère
mais découle de politiques environnementales et énergétiques controversées depuis 2015. l'insatisfaction contre le gouvernement fédéral lorsqu'il est mené par des libéraux [et] l'idée du Canada elle même
.
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