La direction de La Cité explique les raisons derrière la suppression de programmes
Après plusieurs semaines de silence et à la veille d'une sortie publique des représentants syndicaux, la directrice générale du collège La Cité a décidé de réagir. En entrevue à Radio-Canada, Lynn Casimiro a expliqué les raisons derrière la suppression de plusieurs programmes au sein de l'institution postsecondaire francophone. La prise de parole de la directrice générale du collège la Cité, Lynn Casimiro, était très attendue après le tollé soulevé par l’annonce de la suppression de neuf programmes qui ne seront plus offerts à partir de la rentrée prochaine. Alors que l'institution postsecondaire francophone en Ontario connaît des surplus depuis quelques années, le syndicat du personnel scolaire s'expliquait mal les raisons derrière la suppression de ces programmes. Le collège La Cité à Ottawa (Photo d'archives) Photo : Emilien Juteau - CBC Ottawa Lynn Casimiro a justifié ces décisions par la volonté de l'établissement d’être Le statu quo n'est pas une option. Si le collège ne prend pas les mesures qu'on prend en ce moment, il va y avoir plus de coupures plus tard. Rappelons que les établissements postsecondaires connaissent une baisse du nombre des inscriptions depuis que le gouvernement fédéral a imposé un plafond sur les permis d’études internationaux. Par ailleurs, le surplus de 25 millions de dollars engendré l'an passé et mis en avant par le syndicat des employés a été déjà investi dans les rénovations de l'établissement, selon Mme Casimiro. Interrogée sur le choix des programmes qui passeront à la trappe, la directrice générale de l'établissement explique que chaque année un processus de révision de la carte des programmes est mené pour s’ajuster au marché de l’emploi et s’assurer de l'attractivité du programme. La suppression de ces neuf programmes va entraîner de nombreuses mises à pied. À la fin du mois de juin, 15 personnes vont perdre leurs emplois au sein du personnel de soutien et de l'administration. Pour l'instant aucun enseignant ne sera mis à pied, même si quatre préavis de fin d'emploi pourraient être émis, selon des données fournies par le collège La Cité. Toutefois, l'établissement précise que 50 postes dont 16 en enseignement (incluant les postes non comblés) seront abolis au cours des prochaines semaines. Les représentants syndicaux des employés du collège La Cité comptent répondre à ces compressions en organisant, jeudi, une conférence de presse pour Avec les informations de Mathieu Nadon

proactif
alors que l'avenir s’annonce difficile.En ce qui concerne la raison pour laquelle on fait des coupures maintenant, c'est parce que les effets de la diminution des étudiants internationaux va se faire sentir à partir de l'année prochaine et l'année suivante
, a-t-elle expliqué en entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau, mercredi. Si on ne fait pas la rationalisation ou la revue de notre carte de programme maintenant, ce qui va arriver, c'est qu'on va avoir trop de programmes pour le nombre d'étudiants qui vont s'inscrire au collège et on va avoir un plus grand nombre de programmes déficitaires dans les années à venir, ce qui va engendrer un plus grand nombre de coupures
, affirme-t-elle.Le surplus de 25 millions était planifié et expliqué à l'ensemble du personnel. Ce surplus a déjà été affecté à des projets prioritaires pour le collège comme la ventilation, la climatisation, le changement de notre système informatique qui n'est plus en mesure d'inscrire adéquatement nos étudiants au collège
, a-t-elle indiqué. Suppression de neuf programmes
On regarde toujours un certain nombre de données
, souligne Lynn Casimiro. On suit nos programmes par rapport au nombre d'étudiants inscrits, la proportion d'étudiants internationaux versus domestiques. On regarde le taux de rétention, le taux de diplomation. On regarde aussi la santé financière du programme, c'est-à-dire, est-ce que le programme attire suffisamment d'étudiants pour pouvoir couvrir ses dépenses?
Plusieurs mises à pied
Encore une fois, c'est une question de protection de la pérennité du collège, de sa viabilité à long terme et de pouvoir maintenir notre position d'institution dans la francophonie ontarienne et continuer à fournir les employés dont nos partenaires ont tant besoin
, conclut Lynn Casimiro.lancer un cri d’alarme relatif à l’érosion des ressources en français en Ontario.
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