Sans financement provincial, le FFO craint pour son avenir
À une semaine du coup d’envoi de sa 50e édition, le Festival franco-ontarien (FFO) risque d’avoir lieu sans appui financier de la part du gouvernement de l’Ontario. Depuis 2021, l’enveloppe octroyée par Queen’s Park au FFO diminue chaque année. En quatre ans, elle est passée de 235 000 $ à 55 000 $ l’an dernier, puis à 0 $ cette année, selon les chiffres cités par l’organisation. Le gouvernement n’a donné Le directeur général du FFO, José Bertrand, se désole de l’absence de financement de la part du gouvernement de l’Ontario. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Félix Desroches Ça nous met dans une situation très précaire [et ça] met en jeu l’avenir du Festival. Les organisateurs du Festival prévoyaient obtenir un total de 475 000 $ en provenance des trois ordres de gouvernement, y compris un appui de 55 000 $ du provincial. Sans ce montant, les festivités du 50e anniversaire ont déjà été affectées. La députée libérale provinciale d’Ottawa-Vanier, Lucille Collard, craint un « abandon » des affaires francophones de la part de Queen’s Park. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Rebecca Kwan Cette absence de financement Je pense qu'il y a une espèce d'abandon de la part du gouvernement provincial envers nos affaires francophones. Mme Collard affirme poursuivre ses démarches dans les coulisses, pour Le gouvernement de l’Ontario offre deux programmes de financement pour les festivals : Expérience Ontario et Ontario créatif. Autrefois, les organisations pouvaient cumuler les demandes. Or, depuis 2024, ils ne peuvent choisir qu'un programme, sans connaître à l’avance le montant qui leur sera potentiellement versé. Ce dernier ajoute que les budgets du FFO pourraient devoir être revus à la baisse pour les éditions à venir. Au moment d’écrire ces lignes, ni le ministre Stan Cho ni la ministre Caroline Mulroney n’ont donné suite à nos demandes d’entrevue. Avec les informations d’Aïda Semlali et de Valérie Lessardaucune explication
aux organisateurs pour motiver cette décision, souligne le directeur général du Festival, José Bertrand.Ça vient avec de l'anxiété, de pouvoir organiser un festival cette année en bonne et due forme sans mettre en péril l'organisme
, ajoute-t-il.
On essaie de garder la qualité, tout en enlevant des dépenses qui semblent moins affecter le festivalier
, explique M. Bertrand. Mais il nous reste encore probablement des coupures à faire pour [y] arriver la semaine prochaine.
Un « abandon » des francophones de l’Ontario

inquiète
la députée libérale provinciale d’Ottawa-Vanier, Lucille Collard. Cette dernière s’est d'ailleurs levée en Chambre mardi matin, à Queen’s Park, pour interpeller à ce sujet les ministres des Affaires francophones, Caroline Mulroney, et du Tourisme, de la Culture et des Jeux, Stan Cho.La conséquence, ça peut être que, [tant] pour nos festivals franco-ontariens [que] pour nos initiatives communautaires, il y en ait beaucoup moins
, déplore-t-elle en entrevue à Radio-Canada. Elle ajoute que l’art et la culture sont pourtant importants pour notre pérennité
.voir si on peut délier la bourse quelque part
. Le directeur général du FFO évoque lui aussi des discussions encourageantes
avec le gouvernement ontarien à quelques jours du coup d’envoi de l'événement.Des changements dans les règlements
Ce fonctionnement-là n'est tout simplement pas acceptable au niveau d'un festival, [c’est-à-dire] d'un organisme sans but lucratif qui, déjà, a de la difficulté à perdurer dans le temps
, fait valoir José Bertrand.On y allait déjà très prudemment, [...] mais on va faire des prévisions encore plus conservatrices
, précise-t-il. Il va falloir revoir le modèle [financier] pour l'avenir.
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