L’Université Bishop’s célèbre ses gradués après une année mouvementée
C'était jour de célébration à l’Université Bishop’s, samedi. Quelque 650 étudiants ont reçu leur diplôme sous les regards fiers de plus de 1000 spectateurs. Une journée enfin dominée par l'optimisme, après plusieurs mois d'inquiétudes et de perte de vitesse auprès des demandes d'admission d'étudiants étrangers. Les finissants ont défilé au Centre sportif et récréatif John-H.-Price lors de la 198e collation des grades de l’Université Bishop’s. Pour plusieurs, c’était l’occasion de souligner ce grand accomplissement. Derrière ces nombreux sourires se cachent des histoires inspirantes. C’est le cas d’Alexandre Mador, qui a obtenu son baccalauréat en administration des affaires. Il est fier d’être l’un des deux représentants de la classe 2025. Je ne m’attendais pas à ça quand je suis arrivé. Au primaire et au secondaire, je n'avais pas des bonnes notes et j’avais de la misère. Je suis arrivé dans un monde que j'aimais, je me sentais vraiment accepté à Bishop’s. J’ai été capable de grandir. Christina Lépine a aussi évolué durant son passage à l’Université Bishop’s. Elle est aussi représentante de classe cette année. Christina Lépine, qui a obtenu une double majeure en politique internationale et en criminologie, était représentante de classe. Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer Elle poursuit son parcours à la maîtrise en affaires internationales à l’Université d’Ottawa. La décision de Québec d'imposer des quotas pour limiter le nombre d’étudiants étrangers dans les universités de la province, en février a ébranlé les établissements d’enseignement supérieur cette année. Sébastien Lebel-Grenier, recteur de l'Université Bishop's. Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer L’Université Bishop’s, dont près de 15 % des étudiants proviennent de l’extérieur du pays, n’est pas épargnée par cette mesure, selon le recteur Sébastien Lebel-Grenier . Notre plus grand défi présentement, ce sont les restrictions imposées sur les étudiants internationaux. Ces étudiants sont une richesse qu'on fait venir au Québec. Ils sont éduqués dans notre système éducatif. Ils apprennent le français, sont intégrés à notre société. Ils sont jeunes, pleins de vitalité, pleins d'innovation et ils veulent donner à notre société. À Bishop’s, les demandes d’admission des étudiants internationaux ont chuté de moitié. Conséquence : des laboratoires ou programmes pourraient fermer en raison du manque d’étudiants ici comme ailleurs. La Dre Joanne Liu a reçu un doctorat honorifique de la part de l'Université Bishop's. Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer L’Université a aussi profité de sa collation des grades pour remettre deux doctorats honorifiques. Un à Michael Sebia, le président‑directeur général d’Hydro-Québec, et l’autre à la Dre Joanne Liu, pour qui l’indépendance des milieux universitaires est d’une importance capitale. Elle a entre autres subi l'annulation d'une conférence à l'Université de New York cette année.J’ai tellement rencontré des personnes incroyables des quatre coins du monde, des quatre coins du pays. Je suis très reconnaissante, je suis beaucoup plus ouverte d’esprit maintenant,
remarque cette diplômée, qui a obtenu une double majeure en politique internationale et en criminologie. 
Un pas de recul

Plaidoyer pour l'indépendance universitaire

C’est un monde qu’il faut chérir parce que c’est un des rares moments dans le parcours des jeunes personnes où on est exposé à différents courants d’idées, à différentes expériences. C’est important de garder la pluralité des idées et des opinions. C’est pour ça qu’il faut se battre pour ce droit de parole, ce droit d‘apprendre,
soutient l’ex-présidente de Médecins sans frontières.
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