Pneus usés ou fenêtres cassées : des organismes en ont assez du manque de civisme
Pneus usés, fenêtres cassées, serviettes hygiéniques souillées… Des organisations qui gèrent des friperies ou des magasins d'occasion dénoncent une pratique qui se répand : la population leur laisse de plus en plus de déchets. Marc Harvey, responsable des magasins Chez Vincent de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Québec, rencontré à la succursale de Sainte-Foy, qu’on appelait autrefois le Comptoir Louise et Frédéric. Photo : Radio-Canada Rencontré à la succursale de Sainte-Foy –qu’on appelait autrefois le Comptoir Louise et Frédéric –, M. Harvey dénonce ces gens Notre problème, c’est pas les gens qui viennent porter des vêtements, ou des cadres, ou des lampes, ou des affaires comme ça, ça on a un taux qui est quand même très acceptable de choses qu’on peut revendre. L’enjeu est plutôt lorsque Une trentaine de points de service similaires aux deux magasins Chez Vincent sont pilotés par la Société Saint-Vincent de Paul de Québec. Photo : Radio-Canada Parfois, ce sont des lavabos qui y sont déposés. Si, d’ordinaire, un coup de fil à la Ville de Québec suffit pour libérer Chez Vincent des objets encombrants impossibles à revendre, les travaux à proximité de l’établissement du chemin Sainte-Foy rendent le tout Là, il faut prendre un camion et aller à l’écocentre porter ça. [...] Quand mes employés font cela, ils ne font pas autre chose. Anne-Marie Provençal, directrice des services communautaires de l’Armée du Salut Québec. Photo : Radio-Canada Jouets brisés, serviettes sanitaires souillées, «Des pneus, ça, j’en ai une tonne en arrière», lance Anne-Marie Provençal, directrice des services communautaires de l’Armée du Salut Québec. Photo : Radio-Canada Étant dans une période fort occupée, ni Mme Provençal, ni ses collègues n’ont le temps d’aller porter, par exemple, les matériaux de construction, ou encore les matelas, que d’aucuns déposent parfois, à l’écocentre. Résultat : des amendes. Récemment, c’est 20 000 $ que l’Armée du Salut a dû payer en une année. Ce 20 000 $-là, j’aurais pu le prendre et acheter de la nourriture, et faire plus de paniers de Noël. Geneviève Beaubien, directrice des communications de l'organisme Entraide Agapè. Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand Outre les objets défectueux, elle note que l’organisme reçoit aussi des articles en bon état, mais en dehors des heures d’ouverture. Le Outre les objets défectueux, l’organisme Entraide Agapè reçoit aussi des articles en bon état, mais en dehors des heures d’ouverture. Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand Elle rappelle que Avec les informations de Philippe L’Heureux, de Louis-Simon Lapointe et de Jérémie CamirandUne fois, on a même ramassé le bois complet d’une ancienne cabane qui devait être un pigeonnier
, souffle Marc Harvey, responsable des deux magasins Chez Vincent de la Société Saint-Vincent-de-Paul de Québec. C’était plein de ce que je ne dirai pas…!

qui manquent de civisme
.les gens viennent porter des choses qu’on sait pas quoi faire avec et qui nous coûtent cher à opérer après parce qu’il faut s’en débarrasser
.Ce printemps, lors de la période de changement de pneus, on a peut-être ramassé 25, 30 pneus à côté des poubelles
, signale-t-il.
J’ai déjà ramassé une vieille toilette usagée, cassée
, poursuit celui qui travaille pour l'organisme depuis maintenant neuf ans. Depuis deux ou trois ans, on ramasse beaucoup plus.
un petit peu plus compliqué
puisque les camions ne peuvent pas toujours passer
, note M. Harvey.20 000 $ en amendes
Des pneus, ça, j’en ai une tonne en arrière
, lance de son côté Anne-Marie Provençal, directrice des services communautaires de l’Armée du Salut Québec. Les gens sont un petit peu trop généreux!

des fois les gens nous amènent carrément leurs sacs de vidanges
. J’ose penser que c’est une erreur
, ajoute celle qui œuvre depuis 15 ans pour l’Armée du Salut, précisant toutefois qu’il s’agit d’une minorité.Ça nous cause un [...] coût élevé en matière de déchets à cause que les gens viennent porter des choses qu’on ne peut pas réutiliser, alors qu’ils auraient pu simplement aller à l’écocentre.

Si les gens pouvaient être conscientisés à ne pas venir porter les choses qu’on ne peut pas réutiliser, ça aiderait énormément
, tranche-t-elle.
Ça va demander beaucoup de nos ressources humaines et matérielles pour se débarrasser de tout ça
, lance Geneviève Beaubien, directrice des communications de l'organisme Entraide Agapè, aux prises avec les mêmes enjeux.Les articles sont exposés aux intempéries, donc s’il y a de la pluie, malheureusement, tout ce qui est mouillé, on doit s’en départir.
pillage
fait aussi ses ravages, déplore Mme Beaubien. Des gens qui vont fouiller dans des sacs, dans les boîtes. Qui vont déposer des articles dans le stationnement. On va retrouver beaucoup de verres, de vaisselle cassée. À ce moment-là, c’est impossible de récupérer quoi que ce soit.

Nous sommes sensibles à la situation des organismes qui subissent cette situation
, écrit la conseillère municipale Marie-Josée Asselin, responsable de la gestion des matières résiduelles au comité exécutif de la Ville de Québec.la Ville offre plusieurs services gratuits à la population de Québec pour se départir de ses encombrants, [comme] la collecte des encombrants en contactant le 311, les écocentres et les écocentres mobiles
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