Pari réussi pour le comité-choc en logement de Gatineau
Le comité-choc en logement de la Ville de Gatineau souhaitait construire 850 logements abordables d'ici 2025. Il a dépassé les 1300 unités livrées ou en voie de l'être, le pari est réussi. Daniel Champagne est le président du comité-choc en logement à la Ville de Gatineau. Photo : Radio-Canada / Olivier Plante Selon les professionnels de l’habitation, plusieurs facteurs expliquent cette augmentation, mais pour le président du comité, la concertation entre partenaires est la clé de ce succès. Créé en 2022, le comité-choc en logement de la Ville de Gatineau est aujourd’hui composé d’élus municipaux et provinciaux, mais aussi de constructeurs et de professionnels de l’habitation. Parmi lesquels le groupe de ressources techniques (GRT) Innovation Habitation Outaouais, une organisation à but non lucratif qui accompagne des organismes communautaires dans la réalisation de projets d'habitation. Iza Godbout est chargée de projets au groupe de ressources techniques Innovation Habitation Outaouais. Photo : Radio-Canada / Olivier Plante On est capable de faire valoir qu'un petit projet de 25 unités est aussi important qu'un projet de 100 unités. C'est là aussi que les échanges sont importants au comité. Selon les chiffres de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le nombre d’appartements locatifs disponibles à Gatineau a augmenté ces trois dernières années, sauf pour les logements dont le loyer est inférieur à 1150 $ où le taux d'inoccupation frôle le 0 %. La mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette Photo : Radio-Canada / Olivier Plante Parmi les défis encore à relever, la question financière arrive en premier. Depuis la création du comité-choc en logement, la Ville de Gatineau dit avoir projeté ou réalisé 131 logements en 2022, 178 en 2023 et 992 en 2024/2025. Photo : Radio-Canada / Olivier Plante Autre difficulté : des programmes et infrastructures inexistants ou désuets. Le conseiller Daniel Champagne d'ajouter que les programmes québécois existants sont complexes, prenant l'exemple du programme d'habitation abordable Québec (PHAQ). Avec les informations de Patrick FoucaultCe n’est pas banal!
, se félicite le président du comité-choc, Daniel Champagne.
On sait qu’à mesure que les programmes se multiplient, ça devient complexe
, rappelle Daniel Champagne. La concertation permet de s’assurer qu’on parle le même langage malgré les différences.

On est écouté
, remercie la chargée de projets du GRT, Iza Godbout. Ce n'est plus une question [d'être] obligé d'aller dans la rue, puis de se mobiliser pour faire valoir qu'un tel projet a sa pertinence, a son besoin.
Un taux d'inoccupation qui s'améliore
Évolution du taux d’inoccupation des appartements locatifs à Gatineau
Tranche de prix des loyers 2021-2024 Loyers entre
1700 $ et 2400 $ 6 % Loyers entre
1150 $ et 1700 $ 1,8 % Loyers de moins
de 1150 $ Près de 0 % La Ville espère répondre directement à cette urgence immobilière en ce qui a trait aux logements abordables. C'est une priorité pour moi [et] pour tout le conseil de livrer des unités hors marché [logement abordable, sociale et familial] qui répondent à des clientèles spécifiques : des personnes à faible revenu, des étudiants, des familles, des réfugiés, des femmes victimes de violence familiale, des aînés aussi vulnérables
, insiste la mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette rappelant que la moyenne de construction est de 300 unités par an contre une centaine avant la mise en place du comité-choc.
Évidemment, il y a encore beaucoup de pain sur la planche, mais ce rythme-là est rassurant, il va falloir continuer à ce rythme
, dit-elle.Le coût, un frein toujours majeur pour la construction
Les coûts de construction ont nettement augmenté dans les dernières années
, souligne Mme Godbout. C'est certain que la question budgétaire est au cœur de la réflexion qu'on doit avoir. Le 2 par 4 coûte pas mal plus cher aujourd'hui, qu'il y a cinq ou six ans passés
, ajoute M. Champagne.
La Ville a eu davantage de capacité de pouvoir agir [ces dernières années], [...] mais lorsque j'entends par exemple des coupes dans des programmes comme le programme rénovation Québec, ce n'est pas nécessairement dans la bonne direction qu'on va
, regrette la chargée de projets d'Innovation Habitation Outaouais. Ce sont des programmes qu'on utilisait aussi pour aider à viabiliser des projets.
Un des premiers objectifs était de donner une place prépondérante au secteur privé
, dit-il. Mais [...] le secteur privé n'était pas toujours équipé pour maintenir en vie, par exemple, du logement social, du logement abordable. Donc on leur incombe certaines responsabilités qui ne veulent pas nécessairement assumer. Dans ce contexte-là, il faut trouver des alternatives pour être capable de faciliter les processus.
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